DE CONSTANCE. Lrv. III.
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Mi?.'Jean Petit
XIX. Qjj ë l qu es jours après son arrivée, le Luc de Bourgo-gne ayant demandé & obtenu audience du F oi, la car ie fut plaidée .le huitième de Mars à f Hôtel de St. Paul par Jean Peu en présence du'ûu^ de^ cdu Duc de Guiennc Dauphin, du Roi de Sicile,du Cardinal de Bar, Bourgogne quides Ducs de Berri, de Bretagne 6c de Lorraine, avec pu-
tes, Barons,
leu'sCom- ’it faîtassas-Chevaliers, & Ecuyers de divers Pays. L Recteur de Orléans ^
TUniversité de Paris y étoit aussi, accompagné de quantité de Doc- a onst>ei.p 39;teurs, & d'une grande multitude de Bourgeois. Ce fameux Plaidoyer Gerton r. v.de Jean Petit intitulé Justification du Duc de Bourgogne ,& souvent de- {'e 8 de"Marsligné fous le nom général de Proposition , con fuioit en trois parties, la 1408.majeure, la mineure , & la conséquence. La majeure rouloit principa-lement fur huit Propositions que Jean Petit appelloit veritez,&c dontje vais rapporter les propres termes, afin de mettre le Lecteur enétat déjuger de toute cette importante affaire. Ce Plaidoyer nous a Monst. Chron.été conservé tout entier par Enguerrand de Monjirelet (1). Vo1 - ^ ^ 39 *
1. Pont SubjeSt,Vast'al,qui par convoitisess) barat,sortilège, C? (b) mal- U) Barat. cVst-engin, machine contre Le salut corporel de jon Roi (fi Souverain Seigneur, à-às,pour lui tollïr (fi soubstraire sa tres-noble(fi tres-haulte Seigneurie flpeche (s ,°)Makngin c.fi griefvement C? commet fi horrible crime , comme crime de leste Majesté a. d. mauvais 'Royal ou (au) premier degré, ct? par conséquent U est digne de double mort , e sf r jt, mauvaisedéfi àsçavoir , premiere ct? seconde. vm '
z. Jaçeit que ou cas dejfusdit ,soìt tout SubjeSl, Vassal digne de doublemort, (s qu il commette fi horrible mal , qu'on ne le pourvois trop punir-,toutesfois est plus à punir un Chevalier qu un simple Subjeil en ce cas, unBaron qu'un Jìrnple Chevalier, un Comte qu'un Bar on, & un Duc qu'UnComte, le Cousin du Roy qu’un eftrange, le frere du Roy qu'un Cousin ,le fils du Roy que le frere.
3. Ou cas dejfusdit en ladite premier e vérité fil est licite à chacun Sub-
jecd, fans quelque (c) mandement, selon les Loìx moralle,naturelle ct? de- (c) Quelcenqui.
vine, d’occire, ou faire occire iceluy trahìstre destoyal (fi tyrant , ct? non
pas tant feulement licite , mais honnorable ct? méritoire ; mejmement quand W Msmerncnt
il est de fi grand’ pui fiance que justice ne pcult bonnement estre faite par le ^„f s ' surtout *
Souverain.
4. Ou cas de [susdit, il est plus méritoire, honnorable ct? licite, quice-lui Tyrant soit occis par un des pare ns du Roy que par un e franger qui nesteroit point du sang du Roy, ct? p>ar un Duc que par un Comte , ct? par unBaron que par un simple Chevalier,& p&r un simple Chevalier que par unsimple homme.
s. Ou cas d'alliances, fermens ct? promesses, if de confédérations faiblesde Chevalier à autre, en quelque maniéré que ce soit, ou peut estre, s'ìladvient qu'ìcelles garder ct? tenir tourne ou préjudice de son Prince (fi de
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(1) Vovez la fin de XHistoire du Concile de Pise ,où l’on a inséré cette Pìecc,p. 303.
& fuiv. On peut voir auífi ces mêmes propositions de Jean Petit dans ìe ciii^eic?meTomc des Oeuvres de Jean Gerton. p. p.del’Edit d'Anvers 1706.
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