5fS HISTOIRE DU CONCILE
l<l 5 > ses enfants if de la chose publique , n'est tenu nul de les garder. Ains lestenir N garder en tel cas ferait faire contre les Eoix moralle, naturelle ,ifdivine.
6. Ou cas dejfusdit est, que s'il advient que lesdiêìes alliances ou con-fédérations tournent ou préjudice de P un des promettans ou concedans , deson efpoufe ou de ses enfants , il n'est en rien tenu de le garder.
7. Ou cas dejfusdit est , qu'il est licite à un chacun SubjeSl , honnora-ble if meritable occire le tyrant trahiftre dessus nommé if destoyal à sonRoy if Souverain Seigneur , par aguets caut elles V efpiemens, & ft estlicite de dissimuler (j taire fa voulenté d'ainfi faire.
8. Tout Subjeéi if Vafial qui penfeement machinent contre la santé deleur Roy i if Souverain Seigneur , de le faire mourir en langueur , parconvoitise d'avoir fa couronne if seigneurie , f ait consacrer ou, à plus pro-
(4) Baddaire, prement parler,fait exercer efpées,dagues,badelaires (f),ou couteaulx,ver-cípcee de fa- ges d'or, ou anneaulx, if dedier ou nom des diables, par Necromance ,re - faisans invocations de carafferes,forceries , charmes,superstitions if malé-
fices if après les bouter if ficher parmi le corps d'un homme mort if def-pendu du gibet. Et après mettre en la bouche dudit mort , if laisser parP espace de plusieurs jours en grande abhomination if horreur pour pars airelefdits maléfices. Et avec ce porter fur foy un dr appel lyê ou cousu du poildeshonnefte , if plain de la pouldre d'aucun des os d'ìceluy mort defpendu.Celuy ou ceux qui le font ne commettent point feulement crime de leste Ma-jesté humaine au premier degré , mais font trahiflres if destoyaux à Dieuleur Créateur , if à leur Roy. Et comme idolâtres if corrumpeurs,faul-faires de la foy Catholicque font dignes de double mort, c'est à fçavoir pre-mière if seconde, mefmement (principalement) quand lefdiéles forceries ,superstitions if maléfices fortifient leur effet en la personne duRoy ,par lemoyen if malle foy desdiils machinants.
Après ces Propositions générales il y a neuf Corollaires, qui con-tiennent à peu près des cas semblables, comme de s’entendre avec lesennemis du Roi 6c du Royaume, d’entretenír la mésintelligence en-tre le Roi, la Reine & leur famille, de solliciter le Pape à fairedéposer le Roi, comme étant indigne de régner, de fomenter leSchisme de gayeté de cœur, en soutenant un Pape Schifmatique,aux dépens du repos de l’Eglife Sc de l’Etat, de piller le Peuple,de Paccabler d’impdts, de remplir le Royaume de brigandages6c de meurtres , de s’emparer des biens 6c des Domaines de laCouronne, de faire occuper en son nom les Places fortes de P Etat,6cc. De tout cela Jean Petit tire iâ conséquence .qui est, ,, que le„ Duc d’Orleans s’étant rendu coupable de toutes ces abominations„ 6c de tous ces crimes , qu’il répète encore, 6c même dans un dé-„ ta il plus long 6c plus affreux, le Duc de Bourgogne a non feule-„ ment été en droit, mais qu’il a même été obligé de le faire assasiì-„ ner comme il a fait, 6c que le Roi le doit récompenser en toute„ maniéré, bien loin de lui en savoir mauvais gré, comme Michel
fut
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