Band 
Tome premier.
Seite
359
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Lrv. III.

, fut récompensé d’avoir chaífé Lucifer, Sc Phinées d’avoir tué I 4 H'

„ Zamn (a; Cette Apologie parut scandaleuse à la plus faine par- (i) Juvénal deitie de l’Assemblée. Mais elle ne laissa pas de produire son effet,par la 9 î

foiblesse du Roi, & par le grand crédit du Duc de Bourgogne. Dèsle lendemain il rentra en grâce avec le Roi, Sc en obtint même desLettres de pardon, ou d’abolition. Au bout de quelques mois ce Ducs’en étant retourné en Flandres, pour faire la guerre aux Liégeois,la Veuve du Duc d’Orleans profita de son absence pour aller à Parisdemander justice au Roi du meurtre de son Epoux, Sc satisfactiondes accusations atroces, que Jean Petit avoit intentées contre lui,pour justifier rassaffinat commis dans fa personne, & pour flétrir lamémoire. La cause du Duc d’Orleans fut plaidée publiquement au ^ .

Louvre, avec tant de succès par l’Abbé de St. Denys ,Bénédictin, Sc septembre depar Guillaume Goufinot Avocat au Parlement, que le Roi annulla les 1408.

Lettres de grâce,qu’il avoit données au Duc de Bourgogne, Sc le dé- Juvénal, r 95.’

1 • j nr,’.. - Monttrel. 40.

clara ennemi de 1 Etat. ^ 47 ^ -

Cette disgrâce ne dura pas long-tems. Quelques mois après leDuc de Bourgogne étant rentré triomphant dans Paris, on parlad’accommodement. La Veuve du Duc d’Orleans en fut si outréequ’elle en mourut de douleur, à ce qu’on a prétendu. Cette mort Le^.Decemb:facilita beaucoup la réconciliation du Duc de Bourgogne avec le j uve ' niZ4 ^Roi, Sc les trois jeunes Ducs d’Orleans. L’accord fut conclu solen-nellement à Chartres en-Beausse au mois de Mars de 140p. Maiscomme ce n’étoit qu’une pà ainsi qu’on s’en exprimoit alors, Juvénal. 146,

la France fut en proie aux factions des Orands Sc du Peuple pendant 2 59 167.plusieurs années, Sc tout cela par les intrigues du Bourguignon. C’estce qui obligea les Ducs d’Orleans à présenter une Requête au Roi Au mois depour demander de nouveau justice de la mort du Duc leur Pere, Sc J u '* let I 4 ***réparation à fa mémoire, prétendant que la paix de Chartres étoitnulle, tant parce qu’elle avoit été mal faite que parce que le Duc deBourgogne n’avoit cessé de la violer. Ils envoyerent en même remsun Cartel de deffi au Duc de Bourgogne, qui y répondit par un autreextrêmement violent où le Duc de Bourgogne continuoit d’accuferle feu Duc d’Orleans de lèse Majesté, Sc de haute trahison, Sc trai-toit ses enfans comme des traîtres f aux & déloyaux , Scc. Les chosess’aigrirent tellement entre ces Princes qu’ils en vinrent à une Guerreouverte qui metroit tout le Royaume en combustion. Cette Guerrefe termina par la Paix de 141 1 , où le Traité de Chartres fut renou-vellé, Sc toûjours fort mal exécuté par le Duc de Bourgogne Sc sesadhérons. Cependant les Ducs d’Orleans ayant repris le dessus, & leDuc de Bourgogne ayant été obligé de se retirer, les premiers profi-tèrent de cette occasion pour avoir enfin justice de la mort de leur En 141$)Pere, Sc de la Proposition , ou l’Apologie de Jean Petit , qui étoitmort en 1 11, fort repentant, à ce que quelques-uns disoient, d’a-voir fait cette Apologie. En même tems PUnivcrsité de Paris dé-puta