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DE CONSTANCE. Liv. III. 3 6f
„ fortement opposé à ses Approbateurs”. Après cette justification ildemande que „ fes accusateurs, qui l’ont taxé d’Hérésie avec tant„ d’impudence 6 c d’injustice, soient punis sévèrement par le Concile„ comme des gens mal intentionnel non seulement à son égard, mais„ même à l’égard du Royaume de France, où ils ne demanderoient„ pas mieux que d’exciter une nouvelle guerre”. Au reste il décla-re} Que quelque chose qu’il ait pu dire, ou approuver,si on le trou-ve contraire à la Foi, il se soumet entierement à la décision du Con-cile, Ôc le supplie même en ce cas, de regarder comme nul ce qu’ilpeut avoir dit ou approuvé. Mais en même tems il prie le Concilede ne pas souffrir que personne avance rien en son nom, ou au nomde Jean Petits sans savoir bien examiné en présence de ses Ambassa-deurs, 6 c de se défier de quelques hypocrites 6 c de quelques fourbes,qui font entendre que la France est perdue, si la Proposition fausse ouvéritable de Jean Petit n’est condamnée au Concile, quoiqu’il soitcertain, que cette Proposition fût démeurée dans l’oubli si on nel’eût reveillée malicieusement, 6 c par un principe de haine ou d’a-nirnosité contre lui.
On peut aisément comprendre que les Ambassadeurs de France 6 cles Députez de l’Université ne furent pas insensibles à plusieurs traitspiquans qui étoient répandus dans cette Lettre. C’est ce qui obligeaJean Gerson , 6 c Pierre de Versatile Bénédictin 6 c Professeur en Théo-logie, son .Collègue de Députation, à protester contre, toutefois enleur propre 6 c privé nom, 6 c à en demander justice au Concile.D’autre côté l’Evêque d 'Arras 6 c Pierre Cauchon déclarèrent qu’ilsse soûmettoient auísi au Concile, 6 c qu’ils en imploroient la justicede la part du Duc leur Maître. 11 y avoit cette différence entre laprotestation des François, 6 c celle des Bourguignons, que les pre-miers, suivant leurs instructions, ne l’avoient faite qu’en leur proprenom, au lieu qu’il semble que les autres la sirent au nom du Duc deBourgogne contre leurs instructions. Et c’est fans doute ce qui don-na lieu aux Ambassadeurs de France de se porter Parties commeils firent quelques jours après, quoique toujours en leur propre6 c privé nom.
XXIII. Quelqjjes jours après, on reçut encore à Constan-ce deux Lettres du Duc de Bourgogne, l’une adressée à l’Empereur,6 c l’autre aux Députez de la Nation Gallicane. C’étoit pour seplaindre de Louis de Bavière d'ingolfiad Beaufrere du Roi de Fran-ce , 6 c l’un de fes Ambassadeurs au Concile. On avoit donné avis auDuc de Bourgogne , que Louis de Bavière l’avoit accusé publique-ment de s’être ligué avec Louis Duc de Guienne Dauphin de Fran-ce, 6 c avec le Comte de Savoye, pour faire tuer l’Empereur fur faroute en allant à Nice, soit en Bourgogne, soit en Savoye. C’estFrìdcric Duc d’Austriche qui avoit fait ce rapport à l’Empereur; LeDuc de Bourgogne se défend vigoureusement dans ces Lettres, Louis
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Lettres daDuc de Bour-gogne à l’Era-pereur 8c auConcile.
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