Mij.
Sessiontreizie’meoù l’on con-damne iaCom-munion sousles deux Espè-ces.
ij. de Juin.V. d. Hariì.
T. IV. f. 33i.
z68 HISTOIRE DU CONCILE
Ville-là, 8c par l’Inquisiteur de la Foi en France, au préjudice del’honneur, de la réputation, ôc de l’Etat du Duc de Bourgogtìe,mais que ce Duc avoir appelle de cette Sentence au Siège Apostoli-que 8c au Concile. Eníuite il requit les Commissaires de demanderdeux choses à Gerson. La premiere , s’il parloir au nom du RoiTrès-Chrétien, ou au nom de quelqu’autre -, la seconde, s’il vouloiren effet parler de cette prétendue Sentence prononcée, à ce qu’ondifoit, contre une Proposition que feu le Docteur Jean Petit avoiravancée à Paris une feule fois 8c verbalement jpar ordre du Duc deBourgogne. Gerson répondit que pour le présent il ne parloir quecomme Docteur 8c Professeur en Théologie , qu’en cette qualité ilfoûtenoit que la Sentence portée à Paris contre les neuf Articles erro-nez qui venoient d’être lûs, étoit très-Canonique, 8c en demandoitla confirmation au Concile. L’Evêque d 'Arras répéta alors ce qu’ilavoir déja dit, que le Duc de Bourgogne en avoir appellé à la Courde Rome, où la cause avoir été commise à trois Cardinaux, 8c queles Parties y avoient été citées, mais il ajoûta que depuis que le Con-cile étoit assemblé, Jean XXIII. conjointement avec l’Empereur, 8cle Duc de Bourgogne lui-même, ayant jugé à propos de surseoircette affaire de peur qu’elle ne retardât celle de l’Union, les Procu-reurs du Duc n’avoient point poursuivi son appel, 8c ne s’étoientpoint portez Parties, fit qu’ils ne le feroient pas non plus à moinsqu’ils n’y fussent contraints. Que les Ambassadeurs du Roi de Fran -ce avoient aussi reçu les mêmes ordres, mais que Jean Gerson lesavoir déja beaucoup outrepassez. Sur quoi l’Evêque fit la lecture desInstructions envoyées tant par le Roi de France que par le Duc deBourgogne à leurs Ambassadeurs pour faire, surseoir cette affaire.Ensuite l’Evêque d'xîrras déclara de sa part 8c de celle de ses Collè-gues , qu’ils regardoient toujours l’affaire comme furfise , 8c quecomme ils étoient résolus de s’en tenir exactement à leurs ordres,s’il arrivoit qu’elle prît un autre tour', on ne devoit pas le leurimputer, mais aux aggresseurs. Enfin il demanda Copie de la Sen-tence de Paris, des Articles de Jean Petit 8c de tout le Procès, 8cles Parties demanderent Acte de tout ce qui s’étoit passé dans cetteAssemblée. II fera encore parlé de cette affaire dans la Session trei-zième dont nous allons rapporter les résolutions.
XXV. L a Matière du retranchement de la Coupe ayant été pré-parée par les Docteurs, comme on l’a vû, il ne s’agissoit plus que deconfirmer folemnellement leur décision. C’est ce qu’on va faire danscette Session, où après les cérémonies accoutumées, l’Archevêquede Milan, par ordre du Concile, 8c à la réquisition de ses Promo-teurs, lût ce Decret, contre la Communion fous les deux Espèces , âpres
U
(i) Contra laudabiìem Ecdtjìe Ccnfutiudìnem rationabiliter comfrobatat».
(z) Servavit cv [ervat.