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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. III. z/z

consulte Jean Dorre , présent au Concile. On y trouve que ce futà la réquisition des François, qu’on nomma cette nouvelle Commis-sion , & qu’ils prétendoient intenter accusation d’hérésic contre leDuc de Bourgogne (j). Ce Duc n’est point à la vérité nommé nidans la réquisition des Promoteurs ni dans le Decret du Concile,com-me on vient de le voir, parce qu’on avoir résolu d’épargner les per-sonnes, dans l’examen de la doctrine de Jean Petits mais le Juris-consulte dont je viens de parler n’ignoroít pas le motif de ce Decret.II est vrai que les Avocats du Duc de Bourgogne, afin de faire cesserla Sentence de l’Evêque dc Paris, & de l’Inquisiteur, avoíent soute-nu que la cause du Duc de Bourgogne & par conséquent celle deJean Petits étant une affaire de l’Etat n’appartenoit pas au Tribunalde la Foi. Mais le contraire paroît assez clairement par le dernierEdit de Charles FI. Ce Monarque déclare, „ qu’ayant reconnu,

après une information exacte, que la cause de Jean Petit apparte-„ noir à la foi, il en avoir remis le jugement, à l’Evêqûe dc Paris,„ Sc à l’inquisiteur de la Foi dans son Royaume ”. II faut mêmeque le Duc de Bourgogne eût reconnu depuis, que cette matièreétoit du ressort dc T Eglise , puisqu’il appefa de la Sentence dePAssemblée dc Paris au Siège de Rome. Ce fut en suivant ce prin-cipe, que le Concile joignit aux Cardinaux déja chargez des matièresde Foi, le Cardinal des (Jrjins & celui d’ Aauiìée ì à qui le Pape avoird’abord commis l’affaire de Jean Petit , afin que dans la fuite cettederniere fût regardée comme une matière appartenant à la Religion,Sc mise au même rang que les causes de Jean Plus , de Jérôme dePrague , de Jacobel , Sc des autres personnes suspectes d’Hérésie. Onpeut aussi rendre une autre raison de rétablissement de ces nouveauxCommissaires. Une des principales vûes de la convocation du. Con-cile avoit été la Réformation de l'Eglise dans son Chef Sc dans fesMembres, comme on l’a déja remarqué plusieurs fois. Pendant queJean XXIIL fut à Constance, on nc put traiter cette matière que fortsecrètement & d’une maniéré vague, quoiqu’il eût promis d'employertoute son autorité à procurer à l'Eglise une bonne Réformation. A-près ton évasion, on nc pût gueres penser qu’à le ramener à son de-voir, ou à lui fiive son Trocès. Mais quand il fut déposé, on repritle soin dc la Réformation de l'Eglise, & il paroît par le Decret duConcile, que ces nouveaux Commissaires étoient chargez dc cette af-faire, aussi-bien que de l’exrirpation de l’Hérésie(4). Ils s’asièmblerentplusieurs fois cette année pour dresser des Articles de Réformation,c’eít cette Assemblée dont il est souvent parlé sous le nom de Congré-gation. ,

(3*) C u; us Commi/fionh impulsive causa fuerunt V'/rneì , intendentes inducere caufat»harcfium contra Ducttn BurgundU. V. d. Hud. T. IV. p. 333.

(<0 t>ro celtrlori cxtirfatitm h&re'ium , EccUfia. Rcfcrmatione Sacrosanfta. V, 4>Hard. r. IV.p. zz;.

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14* J.

Gerstn. ubi sus.

h 33-