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;8o HISTOIRE DU CONCILE
points le ferier.-vousì II me re'pondit que cela étoit dur £s ?se mit à pieu-rer. A l’égard de Causis , voici ce qu’il en dit. Ce pauvre hommede Michel de Causis a été souvent avec les Députez devant la prison.Lorsque s ai été en leur présencese Y ai entendu qui disoit aux gardes : S' ilplaît à Dieu nous brûlerons dans peu cet Hérétique , qui m'a couté tantí/Jmb'j fl orms ( a )- On peut aisément juger des dispositions de Jean Hus• -i p ur j e p u j et; âe fa rétractation, par la Lettre qu’il écrivit à peu prèsdans ce tems-ci à un Prédicateur de lès amis fur le sujet du rétablisse-ment du Calice. „ Mon très-cber frere en J. C., lui dit-il, ne vousopposez point au Sacrement du Calice, que Notre Seigneur J. C.
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(b) Oser. Bus.I.I.sol.LXll, b. „
„ a institué par lui-même, & par son Apôtre. II n’y a rien d’op*,, posé dans l’Ecriture à cette institution. Le contraire n’est sondé„ que fur la coutume, qui fans doute a vieilli par négligence. Orce n’est pas la coutume que nous devons suivre, c’est J. C. & laVérité. Le Concile vient de condamner la Communion du Cali-„ ce à l’égard du Peuple, comme une erreur, & d’ordonner que„ quiconque la pratiqueroit, devoir être puni comme un hérétique,,, s’il ne se repentoit, & il n’a attaqué que la coutume pour fonde-„ ment de cette décision. Voyez la malice de condamner comme„ une erreur, une institution de J. C. Je vous prie au nom de Dieu„ de ne traverser point Maître Jacobes de peur qu’il n’arrive Schis-me entre les Fidèles, à la grande joye du Diable (b).
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Le 24 . Juin il fut résolu de condamner fes Livres au feu, fansdoute pour l’intimider par ces avantcoureurs de son fort, ou pourFaffoiblir par une efpéce de tendresse paternelle pour fes Ouvrages:Mais il paroît par deux Lettres qu’il écrivit là-dessus à fes amis, quece jugement ne lui avoir point abbatu le courage. Dans l’une,il leurdit qu’ils ne doivent point s’allarmer de ce qu’on a condamné fes Li-vres au feu, que ceux de Jeremìe avoient eu le même fort, maisque les Juifs n’avoient pas évité pour cela les maux que ce Prophè-te leur avoit prédits; & que du tems des Maccabées on brûloir lesLivres de !a Loi, & on faifoit mourir ceux qui en avoient entre lesmains. 11 y a des traits fort vifs & fort remarquables dans cette Let-tre. „ Je vous prie, mes chers freres, leur dit-il, ne vous laissezpoint ébranler. J'ai cette confiance en Dieu, que cette Ecole de„ l’Antéchrist vous redoutera un jour & vous laisiera en repos, &que le Concile de Constance n’ira point en Boheme. Car je ne
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,, doute point, que plusieurs d’entre ceux qui y font ne meurent,, avant qu’on puisse tirer mes Livres de vos mains. Quand tous ces„ Membres du Concile feront dispersez dans le monde à la maniéré,, des cigognes, ils connoîtront en Hyver ce qu’ils ont fait en Eté.Considérez, je vous prie, que leur Chef le Pape, i s Pont jugédigne de mort, à cause de ses horribles crimes. Répondez à cela,vous autres Prédicateurs qui prêchez, que le Pape est un Dieu en», Terre, qu’il peut vendre, ôc dissiper à son gré,,les choses sacrées,..
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