DE CONSTANCE. Liv. IïI. 4'o'p
• tì gards, 5c capables de bouleverser les Etats, Sc entre autres celle- i-íry,
ci, II est permis (st même méritoire à tout Vassal & Sujet de tuer un„ (tyran par embûches , (st par fiat crie s , ou adulations, nonobstant toute„ promesse (st confédération jurée avec lui , (stfans attendre la Sentenceh (st P ordre d'aucun Juge. Le Concile donc .pour extirper cette erreur,
„ déclare Sc définit, après une mûre délibération, que cette doctri-„ né est hérétique, scandaleuse, séditieuse, & qu’elle ne peut tendre„ qu’à autoriser les fourberies, les mensonges, les trahisons, Sc les„ parjures. Outre cela le Concile déclare hérétiques tous ceux qui,, soutiendront opiniâtrément cette doótrine, Sc entend que comme„ tels, ils soient poursuivis Sc punis selon les Loix de l'Eglise".
XLVII. I n étoit inévitable que dans une si prodigieuse multitu- Decret contrede de gens de differens caractères, Sc parmi tant de divers intérêts, il ceux quiiniul-n arnvat de tems en tems du désordre,oc qu il ne le commit quelques Mcmbres ouviolences, soit au dedans, soit au dehors du Concile. On avoit pris i es Officiers dutoutes les mesures possibles pour la sûreté publique, mais il n’y en a Concile,jamais d’infaillibles contre les passions Sc contre la malice humaine.
On verra dans la fuite quelques exemples de brigandages Sc d’assassi-nats commis hors de Confiance , Sc à Constance même. 11 falloitqu’il fût déja arrivé quelque chose de pareil quoiqu’il n’en paroisserien dans les Actes, puifqu’à la fin de cette Session, le Concile fui- Har ^smina une Bulle très-sévére contre toutes personnes, Pape, Empe- ' '^' 44 °*reur, Rois, Princes Ecclésiastiques ou Séculiers,qui oseroîent atten-ter à la vie ou aux biens de ceux qui viendroient à Constance, ouqui s’en retourneraient chez eux, ou enfin qui seraient employezpour les affaires du Concile , auffi-bien que contre ceux qui préten-draient favoriser ces attentats Sc donner retraite à leurs Auteurs.
XLV1II. Apres la dégradation de Jean Hus , ì’Empereur en JeanHustfiayant été saisi comme Avocat Sc Défenseur de l’Eglise, avoit com- íì oní j. uit aumandé à l'Electeur Palatin, Vicaire de l’Empire,de faire pour lui la ó! Juillet,fonction d’Avocat de l’Eglise ou du Concile, Sc en cette qualité demettre Jean Hus entre les mains de la Justice. Ce Prince remit doncJean Hus au Magistrat de Constance, qui aussi-tôt le livra aux Va-lets de Ville, Sc à l’Exécuteur de la Justice, lui ordonnant de lebrûler avec ses habits Sc généralement tout ce qu’il avoit fur lui, faceinture, son coûteau, fa bourse, fans lui ôter un seul denier. UnHistorien digne de foi (a) rapporte, que l’Electeur Palatin Otton (*)&**■ ParernHenri , surnommé le Magnanime ,qui fut le dernier des Elpctcurs Pa- Hi ft- Palat - P-latins de cette Branche, Sc le premier Promoteur de la Réformation 1IS ‘dans le Palatinat, se voyant mourir fans enfans, avoit accoutumé dedire,que Dieu punissoit jufqu’à la quatrième génération le crime qu’a-voit commis son Trisayeul en conduisant Jean Hus au supplice, Sc enexécutant d'un si grand zèle l’ordre qu’il en avoit reçu de l’Emnereur.
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(i) Arìmam tuant devfvmus Dìaholis infirms.
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