MIS*
(i)JEn.Syl.Hisi.Boh.Cup. 36.
P.' 73 *
(b) Beich.p.lo6,Vers.
(c) Walpenbourgin Hujso rcdi-vjvejp. s49.
411 HISTOIRE DU CONCILE
soigneusement ramassées & on îes jetta dans le Rhein , de peur queses Disciples ou ses Sectateurs ne les emportassent en Boheme, pouren faire des reliques. Mais, fi l’on en croit Mneas Syfoius , ce: teprécaution fut inutile , puisque les Huffites raclèrent la terre dansî’endroit où Jean Hus avoit été brûlé, & l’emporterent précieu-sement à Prague, où il prétend que Jean Hus ct Jérôme de Pra-gue n’étoient pas en moindre vénération que St. Pierre ct St. Paul. IIest bon d’écouter le même Historien (a) fur la constance avec laquelleJean Hus & Jerême de Prague souffrirent le dernier, supplice. „ Us,, alloient, dit-il^n supplice comme à un festin. II ne leur échappa„ jamais aucune parole qui marquât la moindre foiblesse. Au mi-,, lieu des flammes ils chantèrent des hymnes jufqu’au dernier fou-,, pir, fans aucune interruption. Jamais aucun Philosophe ne sous-,, frit la mort avec tant de constance, qu’ils ont souffert le feu ".Reichenthal (b) rapporte qu’un Cardinal, qu’il appelle Pancratìuspour dire apparemment Brancas , fit enterrer un vieux mulet, qui luiétoit mort dans l’endroit où Jean Hus avoit été brûlé, & qu’il ensortoit une grande infection. Un Auteur (c) Protestant dit,que le Car-dinal fit cela dans la vue de faire accroire au Peuple que cette puan-teur venoit de l’hérétique. Mais je ne voudrois pas être garant d’untel Commentaire,.
J’ai pris la plupart des particularisez de la condamnation & du-supplice de Jean Hus , dans trois Auteurs contemporains, dont l’unrtémoigne, qu’ayant été présent à tout, il écrivit exactement tout cequi se passa dans cette conjoncture (1). II est vrai que deux de cesHistoriens étoient Disciples de /à, mais comme leur témoi-gnage n’a été démenti, au moins que je lâche, par aucun Historiende ce tems-là,& que même on s’en est scrvi dans ce qui pouvoit n’ê-tre pas 7 avantageux à ce Docteur de Boheme, l’équité veut qu’on lesreçoive aussi dans ce qui peut lui être favorable. Déplus, quoiqu’ille trouve dans leurs Rélations certaines particularisez qu’on ne ren-contre pas ailleurs, il n’y a rien au fond qui ne soit conforme auxActes, & aux autres Auteurs du même Siécle. C’est ce que l’on nepeut pas tout-à-fait dire de Reichenthal , quoiqu’il fût aufli présentà cette exécution. 11 se trompe, par exemple, à la, date de cette.Session quinzième où Jean. Hus fut condamné, la mettant au huitiè-me de Juillet,quoique constamment elle sc soit tenue le sixième avantmidi sur les onze heures. II dit encore, que Jean Charlier , c’est-à-dire Jean Gerfon , harangua le Concile immédiatement avant la con-damnation de Jean Hus. Or il est certain que ce fut l’Evê.que do
Lodí
(1-) ÌZeqtte cnìm ab alìis accepi, sed ìpse his omnibus inter fui, atque ita ut potuì lite'lìf mandavi. Op. Hus. T.l.Fol.i 9.
jff) Intenâg cp* protester quod. nihil volo. ajjerere,-nec ex intentione quod ejstt fcrìpturs*.