DE CONSTANCE. Liv. III. 413.
Loài qui fit cette fonction. II prétend qu’il y eut deux Cardinauxcommis avec les autres Prélats, à la dégradation de Jean Aà,quoi-qu’il paroisse par tous les Actes, qu’il n’y eut que des Evêquesnommez pour cette cérémonie, 8c c’est en esset, selon le DroitCanon, une fonction affectée aux Evêques. On peut juger par ces,échantillons, que Reichenthal a écrit son Histoire avec astèz de né-gligence, & qu’il ne faut pas s’en rapporter légèrement à son témoi-gnage. ,
XLIX. Il n’est pas à présent malaisé déjuger quelle fut la veri- Doctrine 5etable cause du supplice de Jean Hus , non plus que de donner son ca- caractère 4eractere. La Sentence du Concile porte que Jean Hus est m hérétique J ean Hus 'manifeste , scandaleux , opiniâtre & incorrigible. A l’égard de l’opiniâ-treté, on a vû de quelle maniéré il s’en est toujours défendu, depuisle commencement jufqu’à la fin, protestant qu’il étoit prêt de fe cor-riger, dès qu’on le convaincroir de quelque erreur, par l’EcritureSainte, ou par des raisonnemens qui en fussent bien tirez. II avoit faitles mêmes protestations (z) à la tète de la plupart de ses Ouvrages,comme on peut le voir dans fa Défense de Wiclef , & dans son Traitédes indulgences. Pour le pouvoir condamner comme opiniâtre,il eût donc fallu lui prouver par l’Ecriture Sainte , & par de bon-
nes raisons, que les Articles qu’il reconnoissoit pour siens étoienterronez , & à l’égard de ceux qu’il soûtenoit n’avoir jamais en-seignez, il eût fallu lui confronter ses témoins, afinde le convaincre.
Mais il paroît par son examen qu’on ne fit ni l’un ni Pautre. On lesdésignoit par des titres vagues ce communs à plusieurs personnes, 8cnon par leurs noms propres, & même lors qu’il demanda qu’on luinommât un certain Docteur, qui l’accusoit d’avoir avancé quel-que proposition,on refusa de le lui nommer, comme nous Pavons re-marqué ailleurs. II est vrai que dans les informations contre Jean.
XXIII. les témoins sont désignez de la même maniéré. Mais il fautbien remarquer qu’on avoit fait jurer tous ces témoins l’un après.
Pautre, & en les désignant par leurs propres noms, comme cela pa-roît par le rapport des Curseurs ,§t par les Actes des Notaires Aposto-liques. D’aillcurs, comme Jean XXIII. souscrivit à fa condamnation,
& qu’il n’entreprit point de se défendre,la confrontation des témoinsn’étoit pas nécessaire à son égard , comme à P égard de Jean Hus ,qui déclara toujours qu’on le condamnoit fur de faux témoignages..
Pom ce qui regarde son instruction, il se plaint formellement, qu’onla lui refusa toujours en public Sc en particulier, & que quand il'vouloir alléguer quelque passage de P Ecriture ou des Pérès, pour siu
dé-
I:egis Chrifil, vel fut volxntatì eontmrmm , & quoi doStd per quoicunque Memhrum F.c~-dèjìt , vel ter aìiam Creaturam qieod erraverim in dkendts, vilo apertì C7 humiliter «—Op, Hus. T.l.p, 174. III. Vpqífitn.