DE CONSTANCE. Liv III. 41s
me avoir avancé, qu'un Prêtre avant fa premiers Messe n'êtoit qu'en- 1415-.
faut de Dieu , mais qu'âpres avoir officié , íl étoit Pere de Dieu & Créa-teur du Corps de Dieu. Jean Hus fie un Traité (a)pour réfuter une (a) op. hus.t.lproposition si étrange, quoiqu’elle ne fût pas nouvelle, 8c il soutint M M+que c’eít J. C. qui eíl l’Auteur de la 'Transsubstantiation ,8c que le Prê-tre n’en est que le Ministre en vertu des paroles Sacramentales (3).z. On a vû dans les Réponses de Jean Hus que l'Archevêque dePrague avoir voulu l’obligcr à ne point dire que J. C. étoit le painaprès la consécration. II ne pût obéir à cet ordre, & il montra (b) par (b )op Hus.ub.les paroles de J. C., par celles de St. Paul, par le Canon de la Mes- J u ?-P - 1 3*fe, 8c par plusieurs autoritez des Pérès, que devant & après la con-sécration J. C. est toujours k pain, mais un pain celeste, spirituel, ôcsuper substantiel , comme il parle, fondé fur l’Article de l’Oraifon Do-minicale, scion la Version Vulgate. 3. Comme il y avoir des gensqui foûtenoient (4) que le Corps de J. C. étoit vû des yeux du corpsdans l’Eucharistie, qu’il étoit l’objeo de l’attouchement, à la manié-ré des autres Corps, qu’on le mâchoit avec les dents, & qu’il entroitdans l’estomac, 8c en fortoit de même que tous les autres alimens, ilsoutient 8c prouve par l’autorité des Docteurs que le Corps de J. C.est incorruptible 8c qu’il n’y a que les Espèces du pain 8c du vin quisoient sujettes à l’attouchement,8c qui soient mâchées, 8c fur ce qu’onlui objectoit la rétractation (c) de Bérenger , Ego Berengarìus , qui porte (c) d eeret. 2.que selon la Foi de l’Eglise, le vrai Corps de J. C. est vû, touché,
8c mangé corporellement, 8c non en signe dans l’Eucharistie, fì c °”j ,cr * mntrapporte la glose de cette rétractation (f), qui dit,que si on n’expliquepas sainement les paroles de cette rétractation, 8c qu’on ne les rap-porte pas aux Espèces, on tombera dans une plus grande erreur queBérenger lui-même. Au reste, il est bon de remarquer ici en pas-sant, que Jean Hus sc plaint à la fin de sa Lettre trente-septiéme,que le Notaire (6) avoit changé malicieusement ce passage de la glosequ’il avoir allégué dans son audience publique. Quand même ceque l’on vient de dire ne feroit pas voir clairement, que Jean Husétoit bien persuadé âu Sacrifice de la Messes n’en faudroit point d’au-tre preuve, que fa persévérance à la célébrer malgré son Excommu-nication,
r um sacrament aliter , sacit minifienaliter este sub fpecie panis verum Corpus Chriftì. Si-rniltter fub fpecie vint fiat minifie ìaliter ejje vcr’im femguinem Chrifii. Et dico, facit mi-msterialiter, quia tanquam Mtmster Cbristi, qui potestate verbis Chrifii facit, quodfacit Christus , potestate propria cjr verbìs proprìts transjubstantians panem in corpus fitum,esr vinum in [anguinem fitum. Op. Hus. J.!. Fol. 39. Voyez autlì là-deffus fa Let-tre XXXII.
(4 Sunt quidam volentes negare Christum effe panem, er dicentes corpus Chrifii fran-gì, dentìbus conteri, ddaniarì, in partes dividi , corporaliter mafiicar't. ub. sup.
(5) Sed istud folvit glojja dicens : Nifi fane inteiligas verha Berengarii, cr omnia re-feras ad fpecies ip'as , m majorem incìdes harefin quam ipfie habuit,nam de corpore Chrifiipartes non facimus. Hs.c glojfa. ub.l'up. 164. Voyez ;»-deflus. bip. XXXVU. fin.
^61 Sotarius irà <ue mutuvit testimonium meum de glojja BulU, fient audivifiis, quodhoc dixi publice in Cencilìo. Fol. 69. 2. fia.