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Tome premier.
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418
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sol. 37.

Sur le méritedes œuvres.

Sur les Sacre-mens.

418 HISTOIRE DU CONCILE

1415* fant les femmes, de peur d’être provoqué à la luxure par des entre-(a) op. Hus.T.i. liens trop particuliers. Dans son Traité de la pénitence il dit(a)qu’el-” le consiste en trois choses,savoir la Contrition,la Confession & la Sa-

tisfaction ; Que la Confession doit être claire, afin que le Prêtre l’en-tende, Sc entiere, enforte que le pénitent n’omette aucune de sessautes.

LIÍL II ne faut que lire son Commentaire sur PEpître de St.^rr-ques pour être persuadé qu’il n’avoit point d’autres sentimens queceux qui étoient reçus alors communément touchant le mérite desœuvres. Dans le Sermon d’éclaircissement qu’on a déja allégué,il dit,op.Ha s. Tom.il. q Ue personne rìefl récompensé dans Vautre vie, qu'autant qu'il a méritéf°l- ÏJ i l - d ans celle-ci , Ú que l'état de Voyageur eft k seul étai , ou Von puisemériter.

LIV. I l reconnoissoit aussi les sept Sacremens de l’Eglise Ro-maine, comme cela paroît par un des Articles qu’on lui objecta, oùil dit, que les sept Sacremens font mal administrez par un mauvaisPrêtre. L’objection qu’on lui faifoic là-dessins n’étoit pas fondée fur lenombre des Sacremens, mais fur ce qu’il difoit que pour les rendreefficaces la bonne vie du Prêtre étoit plus nécessaire que fa Dignité.Et il éclaircit même ce dernier Article, comme on l’a vû ,en disant,op.ms.T.Lii' que des Ministres vicieux sont aux yeux de Dieu entierement indi-gnes d’administrer les Sacremens. Dans le Traité qu’il écrivit en pri-son touchant le Mariage , il le reconnoît pour un Sacrement, & ilprétend même le prouver par les paroles de St. Paul , qui, selon laVulgate, dit que le Mariage est un grand Sacrement. II parle de lamême maniéré des Ordres, de la Confirmation & de VExtrême-OncHondans ion Commentaire fur l’Epître de St. Jaques.

LV. J e ne remarque pas non plus qu’il eût fur le sujet de la tra-dition d’autres sentimens que ceux des Docteurs les plus éclairez.Car dans tous ses Ouvrages, il se prend comme eux à prouver cequ’il avance par P Ecriture & par la Tradition, c’est-à-dire, par l’au-torité des Pérès Sc des Conciles. Et dans P Eclaircissement de sa Foi,il déclare, qu'il admet tous les sentimens des saints Docteurs , entantqu'ils expliquent la Loi de J. C , qu'il venere tous les Conciles GénérauxVoyez encore pfi Particuliers , les Décréts & les Décrétâtes , toutes les Loix, Canons,if Constitutions , entant qu'ils s'accordent avec la Loi de Dieu explicite-ment ou implicitement. Ce qui étoit à peu prés le sentiment commundes Docteurs. Car ils ne pi étendoient pas qu’il y eût rien dans laTradition, qui fût contraire à la révélation. 11 est vrai que Jean Husavoir fait un Traité contre les traditions humaines ,mais il n’entendoitpis par là, ce qu’on appelle communément la tradition dans P EgliseRomaine. Ecoutons là-dessus Jean Gerson. Le second degré des ten-tez

Fphsf. V. 31,

T. JU.149.

Sur les Tradi-tions.

Op.Hus.T.i fol.48. z.

Op. Hus. fol.

n8.

sSip.Hus.fol.^n

(t) F'ormond de Raimond, de la naissance de l’Héréfie. L. lV.chap.^.p.apc),

( 1 ) Cest la Lettre IL dont on a parlé ailleurs. Quarto quod relìqui pofi me Imam

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