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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. ÏÍL 419

te& de Foi, dit-il, confijìe dans les veritez que P Eglise a déterminées, 13qu'elle a reçues des Apôtres par une succession continuelle , 13 par une.tradition indubitable. Jean Hus ne contesta jamais à cet égard ni ledroit, ni le fait. Par les Eruditions humaines il n’entendoir donc autrechose que certaines cérémonies superstitieuses qui n’étoient autoriséesque par la Coutume ,cc grand nombre d’Ordres Monastiques, qui fai-ibit dans la Religion, une bigarrure indigne de fa premiers simplici-té, l’opulence 6 c ['autorité excessive des Papes & des Ecclésiastiques,en un mot tous les abus qui ne venoient que de l'a varice, de l’ambi-tion, & de la cupidité, ou qui ne scrvoient qu’à entretenir ces vices.Mais tout ce qu’il y avoit alors de Doóteurs qui désiraient la Réfor-mation de l’ËgUse ne parloient pas moins clairement contre ces in-ventions humaines. Henri de Hesse se plaint hautement de tant depeintures (3 (Pimages dont les Eglises font bigarrées , & qui peuvent por-ter les simples à VIdolâtrie, du grand nombre de Religions & de Reli-gieux , de la multiplication des Saints (3 des Fêtes, de P introduction decertains Livres apocryphes, au préjudice de la Foi. 11 est certain queJean Hus n’a jamais parle plus fortement contre les Traditions hu-maines, & contre les Décrétâtes des Papes, que Jean Gerson l'a faiten plusieurs Ouvrages. Si á tout cela on joint les témoignages d’Or-thodoxie de l’Archevêque de Prague & de ['Inquisiteur de la Foi enBoheme, aussi-bien que de l’Univcrsité de Prague, je ne pense pasqu’il y ait désormais le moindre lieu de douter, que Jean Hus ne fûtà peu près, dans tous les fentimens, qui étoient alors reçus dans l’E-glife Romaine, hormis quelques Articles, qui regardoient moins laFoi, que les mœurs & la Discipline. Aussi y a-t-il eu des Auteursde la Communion de Rome, comme Florimond de Raymond ( 1 ) , 6 cRosweide (a) Jésuite, qui ont reconnu qu’il ne s’étoit écarté des fen-timens de l’Eglise Romaine dans aucun Article eíîêntiel.

LVI. I l avoit si bonne opinion de fa cause, même par rapport àses Juges, que dans une de ses Lettres il dit, qu’iî ne croit pas qu’ilspuissent avoir prise contre lui, qu’à l’égard des Articles fui vans. Lepremier, de s’être opposé à la Croisade de Jean XXIII. Le second,d'avoir officié pendant tout le tems de son Excommunication. Le troisiè-me, d'avoir appellé du jugement du Pape. Le quatrième, d'avoir écritune certaine Lettre (z) qui avoit été lui dans la Chapelle de Bethlehcm 5 ilnjotite dans fa Lettre 5 * 4 . qu’on lui faisoit aussi un crime & une héré-sie, d’avoir dit, que les Princes temporels pouvaient s'emparer des biensdes Ecclésiastiques. A l’égard du premier Article qui regarde les Li-vres & les Sermons de Jean Hus contre la Croisade publiée par JeanXXIII, il est constant que Jean Plus avoit pour complices de cc cri-me tous les partisans de Ladiflas ôt de Grégoire XII, qui fans doute

n’ap-

qttsí letta eû in tithlehem, quam vallè inìmìci mû transtnlmmí, G‘ interprétait funt ,in qua posai qttsd exeo sme Salve-cvniuéiu. Op. Hus. T. 1 . fol, y 3 *

Hcnr-às Happe,ap. V. d. Hxr. ît

Op. Cerf, T. Ilt.A 43-

(ss Resweid. dtfid. haret.fer-vand.Cap. 18.p. 196.

En quoi con-sistoient íesprétenduesHérésies deJean Hus,