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DE CONSTANCE. Liv. III. 4Z1
Pape peut abuser de son pouvoir à un tel point, qu'il est honorable 13 1415?
méritoire de ne lui pas obéir-, par ce qu'alors le scandale de la désobéissan-ce réjaillit sur celui shi a excommunié injustement ,(3 non sur celui qui ré-sisté k s Excommunication. (3) Jsue st l'on craint , dit Gerson, que lesfoibles qui regardent le Pape comme un Dieu n'en soient scandalisez , ilfaut tâcher de les ramener de cet égarement , âpres quoi, s'ils n'y veulentpas acquiescer , le scandale doit être regardé, comme pris, & non commedonné. Enfin il conclut, qu'il faut prendre avec humilité toutes lesvoies les plus propres à engager le Pape à revenir cïune Excommunicationinjuste, mais que fi cette soûniijfion ne réussit pas,il faut s'armer de cons-tance & de liberté , & prendre une résolution généreuse. Or Jean Husétoit précisément dans tous ces cas-là. 11 ne pouvoit aller á Romefans un manifeste danger de la vie, à cause des ennemis mortels qu’ilavoit en Allemagne, comme il le témoigna lui-même par une Let- fsf Hus 0 T lj m () , itre qu’il écrivit au Pape, & enfui te aux Cardinaux, pour être dis- - u '?• I0,pensé de comparaître. JL’ancien Auteur de la Vie de Jean Hus insi-nue même aster clairement qu’il en fut dispense par ce Pontife, maisque le Cardinal Coìomna qui avoit été nommé d’abord par le Papepour juger de cette affaire, ne voulant pas avoir le démenti de la ci-tation qu’il avoit décernée, supprima la dispense que Jean Hus avoitobtenue du Pape(q).C’est ee qui obligea ìeRoi de Bpheme 6c l’Uni-veríité de Prague, à envoyer en Cour de Rome,pour demander queJean Hus fut dispensé d’y comparaître, 6c pour témoigner l’impoísi-biîité de cette comparition. Cependant, afin de marquer son obéis-sance à l’Egîife, il ne laissa pas de comparaître par fes Procureurs, &l’on a vû comment ils y furent traitez.. En un mot,il n’y a qu’à lire ladéfense de Jean Hus faite en 1411. par un Docteur en Droit Canonnommé Jean de Jestenitz., pour être convaincu que ì’Excommunica-tion de Jean Hus 11’étoìt ni juste ni juridique, & que, félon le Droit op.mt.T.i.Canon, il n’étqit pas tenu d’y obéir. C’est ce qui nous conduit au ZZ4-e//e^;..troisième crime de Jean Hus , qui est d'avoir appelle du jugement diaPape, soit à J. C. soit au Concile. Mais toute la conduite du Con-cile de Constance envers les trois Papes, fait aster l’Apologie de JeanHus à cet égard. D’ailleurs fi,selon la doctrine constante de ce Con-cile, le Pape n’est pas infaillible, s’il peut être jugé 6c même puni,il est bien clair qu’on peut appeller de son jugement, comme le firenten effet les Polonois. Et même lors que Martin H. prétendit après sonélection, qu’il n’éroit pas permis d’appeller du jugement du Pape,dans les matières de la Foi, Jean Gerson fit un Traité exprès pour
prou-
iáoneas , quìfinolm acquis fier e, ipfi jam funt judicanâi de scandale non dato fed accep-ta. Gers. ubi sup. p. 414. Sed fi n:bil proficit humilis fedulitas » accipiexda est virtus V-ammafa liber t as. Ihid.
(4) Diâtus Dommus Cctrdïnalis relaxatîonem diâla citAtionis pcrfoualis fiibt ptr Bctrn-■sium Papam faclatn fitpprimens, ìpfum Mapstrum [ohannena Hus ad Curkm Roma-nam perfonalìter citavit. Op. Hus, ubi sup. 86 . i.
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