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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. IV. 443

dessus du Pape , qu'il peut casser A? amuller ses Bulles , Procédures , Or-donnances & Décrets , comme il peut tout de même empêcher que la Courde Rome ne soit transférée hors du lieu où est le Concile & obliger lePape à y demeurer. Gerfon dit que pour empêcher que le Concilene se dissipât on avoir déja pratiqué cette Réglé Lc qu’on doit la pra-tiquer à l’avenir. La quatrième Réglé est, su'un Concile Général esttellement au dessus de toutes les Loix positives données par les Papes &même par les autres Conciles Généraux , qu'il peut les interpréter , chan-ger U abolir lorsqu'elles peuvent tendre à traverser V Union de l'Eglise.II dit que le Concile de Constance l’a pratiqué à l’égard des Légatsde Benoît XIII. 5 c de Grégoire Xls qui ont été admis Lc reçus auConcile, quoique ces Papes eussent été déposez par celui de Pise, Lcque leurs Légats fussent excommuniez. C'est, dit-il encore, suivantce Principe , que le Concile a bien voulu par condescendance permettre queGrégoire le convoquât de nouveautés qu'il a fait plusieurs autres chosessemblables, quoiqu'elles fusent contraires au Droit positif. Voila les Ca-nons qui regardent l’Union. Le Lecteur voit bien que c’étoit fortà propos que Gerfon x'enouvelloit ces Maximes avant ou immédiate-ment après le départ de l’Empereur, asm qu’on ne se prévalût pasde son absence, pour s’en écarter. Fassons aux Maximes qui regar-dent la doctrine.

Cette affaire tenoit particulièrement au cœur à Gerfon Lc auxAmbaslàdeurs de France à cause de la doctrine de Jean Petit , quin’avoit été condamnée qu’en termes généraux dans la Session quinziè-me. Première Régie. Le Concile Général peut & doit juger, dans le scauses d'Hérésie , toute forte de personnes ; de quelque prééminence & étatqu'elles soient , sans faveur , fans crainte ési fans acception de personnes.II dit qu’on l’a pratiqué à l’égard de Jean XXIII. Lc à l’égard deJean Hus , lequel, quoique de petit état, n’avoit pas laissé d’avoir depuiíîàns Protecteurs, qui l’avoient défendu avec beaucoup de force6cd’ardeur. Cet Article touche indirectement Jean Petit 6c le Duc deBourgogne. Seconde Réglé. Le Concile Général peut & doit exami-ner , rejetter & condamner toutes les Propositions hérétiques & erronéesdans la Foi & dans les Mœurs , qui ont été avancées au scandale public,sans qu'il soit nécessaire d'entreprendre le procès de ceux qui les ont avan-cées , e t 1 a m non faélo prius , vel fimul procesiù , adversus adfertores.II dit qu’on l’a déja pratiqué ainsi dans le Concile, où l’on a con-damné la doctrine de la Communion sous les deux Espèces, la Pro-position générale, chacun peut occire un tyran Lcc.,Lc les Libelles dif-famatoires, sens faire le procès à personne. On comprend aisémentle but de cette Réglé. Pour empêcher le Concile de prononcer endétail contre les Propositions de Jean Petit , l’Evêque à'Arras Lc lesautres Partisens du Duc de Bourgogne, avoient soutenu qu’il falloit

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(1) C’est Cele/ìiìi V, qui fut élu en 1194. & abdiqua cinq mois après.

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