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Tome premier.
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444
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T. à. liard.T.IJ-P.41S-

Jean XII. futdéposé par unConcile en§64.

444 HISTOIRE DU CONCILE

auparavant examiner le sait, savoir, si ces Propositions étoient deJean Petit, ou si elles n’avoient point été fabriquées par Gerson oupar quelque autre. Troisième Réglé. Le Concile peut condamner plu-sieurs propositions avec leurs Auteurs , quoique par les réglés de la Gram-maire ou de la Logique , & moyennant certaines gloses , ces mêmes Pro-positions puisent recevoir quelque sens véritable. II dit qu’on l’a prati-qué à l’égard de PFiclef Sc de Jean Hus, dont plusieurs Articles pou-voient recevoir un bon sens pris en général, mais qu’ils avoient étécondamnez justement, en les considérant en particulier, Sc par rap-port à supplication qu’ils en avoient faite, pro materiasubjeéla. CetArticle avoit pour but de faire condamner les Propositions de JeanPetit , entant qu’elies avoient été avancées pour défendre Sc justifierl’assaffinat du Duc d’Orleans. Quatrième Réglé. Le Concile peut £9?doit condamner plusieurs Propositions ou A[sériions , quoiqu'on ne puisepas en montrer clairement la fausseté par 1 e seul Tixte exprès de T Ecri-ture Sainte , fans les expositions des Doïïews , £5? F usage de F Eglise. IIdit qu’on Ta pratiqué à.l’égard de la Communion fous les deux Espèces ,qui a été condamnée par le Concile, quoique s Ecriture Sainte foiefavorable à cette pratique, Sc que si l’on ne prend pas cette précau-tion, les Hérétiques ne voudront jamais le retraiter, que condition-nellement; c’est-à-dire, si on peut les convaincre d’erreur, par desTextes exprès de l’Ecriture Sainte, puisqu’ils regardent comme apo-cryphes les expositions des Docteurs, Sc les Décretales. Je trouveque Jean Gerson fe jette dans un assez grand embarras touchant lesDécretales, Sc l’Ecriture Sainte. Car d’un coté, quand les Italiensont allégué les Décretales pour soutenir la supériorité du Pape sur leConcile, il a allégué l’Evangile sans se mettre beaucoup en peine desDécretales, Sc des expositions des Docteurs, déterminantes ex teftibusgrosse non ad regulam Evangelicam aeternam acceptis. Mais d’autre cô-té, lorsque Jean Gerson produit contre Jean Petit ces textes formels,tu ne tueras point , tu ne te parjureras point , Jean Petit ayant avancéque c’étoit tuer son ame, que d’entendre l’Ecriture Sainte à la lettre,Gerson a condamné cette maxime de Jean Petit. Quoiqu’il en soit, cesont là les Maximes qui regardent la Doctrine,voici celles qui regar-dent les Mœurs, ou la Réformation de l’Eglife dans son Chef Sc dansses Membres.

Premiere Réglé. Le Concile Gênerai efl tellement au-dessus du Pape,& de toute autre personne de F Eglise , qu'il peut déposer le Pape , pourquelque crime que ce soit , lorsqu 1 il a notoirement scandalisé F Eglise , £5?qu'il s'efi montré incorrigible. II dit, qu’on l’avoic pratiqué autrefoisà l'égard de Jean XII y Sc en dernier lieu à s égard de Jean XXIII,dans la condamnation duquel on n’a pas inféré qu’il fût hérétique Scqu’il se fût écarté de la Foi. Or , ajoûte Geríon, si l'on a ainsi traitéles. cedres du Liban , que ne doivent point attendre les petites herbes dudésert ? Un des principaux crimes pour lesquels on a déposé Jean. XXIII.