44§ HISTOIRE DU CON CI L E
ï4ss! Quatrième Réglé. Le Concile Général peut & doit ordonner qu'à f &•venir on assemble des Conciles Généraux , plus souvent qu'on n'a f ait parle passé , & obliger les Papes par me Loi inviolable à en convoquer tousy. d. Hard. i es dix anS ' Ce Discours de Gerson ne fut pas inutile. , Car dès leTl 2 î'. Juillet lendemain on assembla une Congrégation générale.pour délibérer Tui-les moyens de pratiquer les Maximes .qu’il'avoit é'tablies. Dans cetteCongrégation le Cardinal de Florence sit un Discours, où aprèsavoir exposé, comme par voie de récapitulation, tout ce qui s’étoitfait jusqu’alors dans le Concile, il proposa divers expédions pour tra-vailler avec succès à la Réformation de ? Eglise dans son Chef Scdans ses Membres. Ce fut sens doute dans cette occasion qu’il pro-nonça publiquement un Ouvrage qu’il avoir composé dès le com-mencement du Concile sous ce titre, Chef s sommaires de çe qui se doitVon d. Hard. faire au Concile pour la Réformation de P Eglise. Mr. le Docteur Vont. i. Part. der Hardi a trouvé cette Piece parmi les Manuscrits de Vienne.ix. Pr&f. jj e fl. vra j q L1 ’ e ii e e ffc f ans nom d’Auteur, comme le font la plupart^ cs solens Manuscrits. Mais il montre par d’assez bons indicesTernir.’de < 3 u ’ c ^ e doit être de Zabarelle • on aura occasion d’en parler ail-cette Histoire, leurs (a) .
écrft ea ^n Q . 0 E L Qjr e s jours après le Concile écrivit en Boheme pour
heme™ °" Y notifier le supplice de Jean Hus , Sc ordonner à Conrad Archevê-jstîem ap.von que de Prague, de proceder contre ses Sectateurs. Si l'on en croitd. Hard. t. u, Théodoric de Niem , ce fut l’Evêque de Litomijsel qui fut chargé det t cette Lettre du Concile Sc d’en procurer l’exécution. Elle avoit déiafil. 80.8 r. ete imprimée parmi les Oeuvres de Jean Hus , oc on l a trouvee. env. d. Hmd. Manuscrit dans la curieuse Bibliothèque d’Helmstadt. Dans l’Im-V 4^ - primé elle eít adressée à ceux de Moravie, Sc dans le Manuscrit àl’Archevêque, au Chapitre Sc au Clergé de Prague. A cela près leManuscrit Sc l’Imprimé s’accordent aslëz bien. Après les préambu-les ordinaires le Concile y fait une peinture affreuse de la doctrine deJean Wiclef ( 1 ). De-là, passant à Jean Hus ôC à Jérôme de Prague ,qu’il appelle les plus médians, les plus dangereux Sc les plus horriblespersonnages, il expose de quelle maniéré on s’est pris à l’examen dupremier, à se condamnation, ausiì-bien que les efforts inutiles qu’ona faits pour le ramener de ses erreurs. Cette entreprise , dit le Conci-le, n'étoit pas facile à exécuter , par ce que de pareils Hérésiarques fousle voile de la Foi Catholique , surprennent mn-seulement les ignorans &les simples , mais quelquefois même les plus éclairez. Le Concile ditensuite qu’après avoir soigneusement examiné les Livres de Jean Hus ,Sc entendu contre lui des témoins irréprochables, on a trouvé qu’ilrenversoit les fonderaens de la Foi Chrétienne, Sc qu’il avoit fait pu-blique-
(1) Meminife quidem oportet nefanda & detestabllls doSírina Johannis Wiclef, ettjustam fordida, tam farda fententìa extitit, ut non folum ìllam repetere , quoique exea errorres defiuxerint, rmmorare gravi fit } fed & ipfius rtmmfú horrendnm vìdeatur. Nam
- fidem