D E C O N S Ti N C E. Liv. IV. 447
bliquement Cous ses efforts'pour engager le Peuple dans se àamnabls 14,^doctrine. Si elle vous eût été austb bien connue qu’à nous , dit le Con-cile aux Bohémiens, nous avons cette opinion de votre z,ele pour la FoiCatholique , que vous nous auriez, prévenus dans la punition exemplaired'un tel homme. Cependant le Concile proteste, que quoique JeanHus confessât plusieurs Articles absurdes & contraires à la Foi,on nes’étoit porté à la derniere rigueur contre lui qu’à toute extrémité,&après lui avoir donné plusieurs audiences particulières & publiques enprésence de l’Empereur & de tout le Concile On ne sauroit exprimertous les charitables efforts que nous avons faits tant en public qu'en par-ticulier , pour le ramener , mais comme il n'en devenoit que plus opiniâtre(f plus déterminé à soutenir sa doctrine , nous avons été contraints de lecondamner comme un hérétique notoire , de le dégrader de la Prêtrise , C?enfin de le livrer au bras Séculier , pour être puni du demies supplice.
Après cela le Concile exhorte les Bohémiens à être aniiríez du mê-me zèle pour Pextirpation de l’Hérésie, & à y exciter le Roi de Bo-hême. Nous ne doutons point qu'il ne seconde à cet égard nos pieux ef-fort s ^puisque nous avons appris par l'Evêque de Litomissel & par d,'au-tres Docteurs de Boheme combien il souhaite ardemment Vextinblion d’unefi dangereuse peste. Enfin après ces exhortations le Concile enjoint ab-solument au Clergé de Boheme de faire à cet égard toutes ses .dili-gences fous peine d’Excommunication, de privation de Bénéfices, Scde dégradation.
VIII. Ce fut à peu près en ce même tems que les Ambasiadeurs Canonisationde Suede demanderont encore au Concile la Canonisation de quelques de_ quelquesprétendus Saints de ce Royaume. Après la Canonisation de Ste. Bri-gitte le Roi Sc la Reine de Suede avoient écrit à Jean XXIII. pour r.iv.p. 490.obtenir celle de trois autres Saints', savoir de Nicolas Evêque de v - d - Aard.Linçopin , mort en odeur de Sainteté ert rzpi, de Brynolphe Evêque T ‘de Scarren mort de même en 1317, 8c d’u n certain Nigris , Moine Va fi° v - Pìt. A-de l’Ordre de St. Augustin. Mais comme Jean XXIII. commençoità chanceler lors que cette Lettre arriva, elle ne lui fut point rendue,
& l’affaire fut portée au Concile ? après son évasion. C’est ce quidonna lieu à une Commission, pour examiner les Saints, leur vie, Scleurs miracles, Sc pour voir si yen général, il ne seroit pas plus à pro-pos de diminuer le nombre des Saints que de l’augmenter. Les Com-missaires étoient pris du Collège des Cardinaux St du Corps des Evê-ques Sc des Docteurs. Les Cardinaux étoient celui de Cambrai , Sc -celui de Colonne ; Sc pour Evêque 011 choisit l’Evêque de Lodi. Ger- j.d’Aoâh'son , qui étoit des Commissaires, composa donc alors son Traité de Tstgobansm-dexamen des Esprits , que Monseigneur le Duc de Wolfenbutel a sait opcèlpT. 1. s.
tra- 37.er.53.
fidem Catkoltcam non tantum tmprobe interpretarì , sed à sundamentìs evertere conatmcil. Nemo tam unquam fub velamïne Christian^ Religionìs instituts Fidel oppugnavit : no-ms tant perverse e? scanddose contradixit EcdtJU. V. d. Hudt, T. IV. p. 486»