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de Cambrai &contre l’Em-pereur.
454 HISTOIRE DU CONCILE
faux zèle avoic remué cette affaire, contre les ordres qu’il avoir re-çus du Roi, de ne point s’y porter partie, à moins qu’il ne fut atta-qué; & comme un Calomniateur, tant envers le Duc de Bourgo-gne, qu’envers Jean P-etit, à qui il avoit imputé des Propositionsqu’il n’avoit pas avancées. Le Cardinal de Cambrai n’y est pas piusépargné, & on y apprend fur son sujet quelques partìcuìantez quine fe trouvent pas ailleurs. Par exemple, que ce Cardinal avoit eude grands démêlez avec Jean Petit , Ôc qu’à la poursuite de ce der-nier, il avoit été obligé de sortir de PUniversité. • Sur ie sujet de larécusation que l’Evêque d 'Arras avoit faite de ce Prélat, on prétenddans cet Ecrit que ce Cardinal eut beaucoup de peine à la digerer,ôc qu’il déclara que s’il n’étoit pas Jugc dans cette Cause il y agiroitcomme une des plus ardentes Parties,mais qu’cnfin il fut obligé des’enretirer bien confus & au grand regret de Gerfon. L’Empereur lui-même n’est pas non plus fort bien traité par l’Anonyme, on l'accuse■de passion 8c de partialité dans cette affaire, ôc d’avoir avancé desfaits énormes contre le Duc de Bourgogne, à la suggestion de Louisde Bavière qui gouvernoit l’Empereur, à ce que suppose l’Auteur de laLettre. „ L’Empereur, â-r'/, n’a pû obtenir la condamnation desneuf Propositions, quoi qu’il l’ait fortement sollicitée auprès desJuges, tantôt par fa présence dans leur Assemblée, tantôt par sesLettres, ou par ses Députez. II menaçoit de ne point aller àNice que l'affaire ne fût jugée, 8c il sortit même un jour de Cons-tance en jurant qu’il n’y rentreroit point, qu’elle ne fût terminée.C’est ce qui obligea le Concile à condamner la Proposition géné-rale Quìlìbet Sic. pour lui donner quelque sorte de satisfaction, ccqui fit beaucoup de plaisir aux adversaires, parce que les ignoranscroyoient que c’étoit la Proposition de Jean Petit qui avoit étécondamnée”. II paraît en effet que les Partisans du Duc de Bour-gogne avoient les coudées plus franches, depuis le départ de l’Empe-reur, & qu’ils efperoient que l’affaire se terminerait à leur satisfac-tion, c’est-à-dire, que les neuf Propositions ne feraient point con-damnées. Cependant elle n’étoit pas plus avancée que le premierjour, quoiqu’on fe fût aísemblé plus de trente fois pour en délibérer.Voyons ce qui se passa là-dessus le reste de cette année.
XV. J e trouve que le douzième de Septembre il y eut une con-dV/rrÌf&^ UC te station entre Pierre de Versailles l’un des Ambassadeurs de France,Pìern de Ver- & l’Evêque d 'Arras , touchant la qualité des neuf Propositions attri-sailles touchant buées à Jean Petit. L’Evêque d’ Arras avoit soutenu deux choses;les 9. Propoli- I’une, que ces Propositions ou Assertions étoier.t probables, l’autre,qu’elles n’appartenoient pas à la Foi. Pierre de Versailles ayant de-mandé Acte de cette Déclaration, l’Evêque d 'Arras soutint le pre-mier Article, mais fur le second il fe retrancha à dire qu’elles n’ap-partenoient pas explicitement à la Foi, c’est-à-dire,qu’elles n’y appar-tenoient que d’une maniéré implicite ôc envclopée ou indirecte. Le
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Contestation
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