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Tome premier.
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463
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DE CONSTANCE. Liv. IV. 46;

14. Un Tyran qui régné ou qui veut regner , fans en avoir le droit , 14 I * 3 î*

n'est pas excepté de la Loi , Tu ne tueras point. Cette Proposition estjugée fausse,erronée,& suspecte de l’Hérésie de ceux qui disent qu’ilne faut pas faire mourir les malfaiteurs. Gerfon la maintient vraie,

& le sentiment contraire hérétique & condamné par le Concile dansla Proposition, Quìlibet tyrannus. 8cc. quoiqu’il convienne qu’on puissefaire mourir un Tyran par autorité publique, mais non dans une sé-dition. Rocha n’opofe à cela que des fubtilitez.

iy. Une Protestation conàitiomlle dans une matière que Ton prétendêtre de Foi t & fur laquelle le Siégé apostolique ni aucun Concile Généraln'a décidé , rend fufpeét^bìen loin de justifier (1). On la juge erronée &contraire à l’ufage de l’Ecole, où l’on fait toujours de semblablesprotestations. Gerfon dit que cette Proposition n’est pas ainsi dansson Text,e, mais qu’il y en a une autre qui est véritable 8c Catholi-que, parce qu’il arrive tous les jours aux Hérétiques de faire desprotestations générales d’Orthodoxie , pendant qu’ils soutiennentopiniâtrement des erreurs particulières. Rocha fait assez bien voirque Gerfon a avancé l’équivalent. Cette Proposition de Gerfon ten-doit à rendre suspectes toutes les Protestations d’Orthodoxie que fu-ioient les défenseurs des neuf Propositions. On en trouve une faitepar l’Evêque d 'Arras le vingt- quatrième d’Octobre.

1 6. S’il paroïjfoit visiblement que le Pape ou les Cardinaux favo-rifaffent la Proposition (z) de Maître Jean Petit , quoi qu'elle ne fût pascondamnée par le Siégé Apostolique , ni par le Concile , ce feroìt unsujet plus légitime de le déposer que la concurrence des Papes qu’ils ontélus & ils feraient Hérétiques. Cette Proposition est jugée fausse Sctéméraire, parce que l’affaire de la concurrence a été jugée, 8c quec’est une témérité à un particulier de condamner son Souverain Juge.

Gerfon dit qu’elle n’est pas ainsi dans le Texte , mais qu’il y en a uneautre qui n’est que trop bien vérifiée par l’expérience, puisqu’il y atant de gens qui favorisent une opinion aussi pleine de venin quecelle de Jean Petit évidemment condamnée par l’Ecriturc, 8c parconséquent par l’Eglise. Rocha fe tire mal d’affaire.

17. L'ordre qui défend d.'envoyer au Concile des gens notez ou fus-pcëls d'erreur^efi fort raisonnable (f). On trouve que cette'Propositionfavorise les Hérésies, parce que bien loin d’empécher les gens sus-pects d’aller au Concile , on doit les y obliger. Gerfon fait voir{'équivoque du mot envoyer. On peut bien envoyer au Concile desgens suspects, mais non pas les députer comme Commissaires. Rochane répliqué rien de solide.

18.

(i) Par la Proposition , il faut entendre toute la Piece intitulée, Justification du

Duc de Bourgogne.

(3) Le Roi de France avoit recommandé à l’Université dr Paris de ne députerpoint au Concile des gens soupçonnez de favoriser les Propositions de Jean Petit.