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Tome premier.
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4Sí HISTOIRE DU CON'C'IEE

j Dece h ^ ent ‘ mcnt dix-neuviéme, & il se reduisoit aussi à laisser les neufPro-19. ecem . positions dans leur probabilité, & à en renvoyer la décision au Con-cile futur. Pierre Cauchon étoit de même sentiment, avec cette dif-férence, qu’il vouloir, qu’en attendant la décision d’un autre Conci-le, on défendît d'avancer ces Propositions, de les approuver, ni deles réfuter, pour éviter le scandale 8c la division. II y a un Actedu Patriarche d’Antioche qui conclut conformément au modèle deSentence du Cardinal d 'Jqnìice. Nous verrons dans la fuite queltour prendra l’affaire Tannée prochaine. Reprenons le fil de THif»toire.

rismlnd ^ p St ' -^XVL Le Roi d’Arragon s’étant trouvé, malade, 8e entierementrWun, a Cr " hors d’état d’agir, lorsque TEmpereur arriva à Natbonne, il le sicprier d’y attendre des nouvelles de fa convalescence. Desorte que>TEmpereur ne fut à Perpignan que le 18. de Septembre. Benoît s’y.étoit rendu dès le mois de Juin, suivant la prennere convention, soitqu’il ignorât le délai dont TEmpereur 8c le Roi d’Arragon étoient-convenus ensemble, soit qu’il n’eût pas voulu consentir à ce délai. IIy demeura tout ce mois-là, 8c ne.s’en retira que.le dernier jour, fur.le minuit. Sponde raporte, qu’en fe retirant, il eut Tinfolence defaire proclamer TEmpereur 8c de Taccufer de contumace , comme,un criminel qui ne répond pas à Tassignation (t ). Dès que TEmpe-reur fut à Perpignan, il fit notifier son arrivée à Benoît , 8c Tex-liorta de s’y rendre aussi. Benoît , qui étoit alors à.Valence, fit de-mander à TEmpereur un Saufconduit, afin de pouvoir aller à Per-pignan avec ks habits Pontificaux, 8c en qualité de Souverain Pon-tife. Mais TEmpereur répondit aux Légats d t-'Benoît que ce n’é-toit pas à lui à donner des Saufconduits dans le Royaume d’un au-tre Roi, 8c que d’ailleurs, il ne prétendoit pas recevoir Pierre de.Lune, comme Pape, mais feulement comme Cardinal. CependantSigismond autoriié par le Roi d’Arragon , ayant envoyé un Saufcon-duit à Pierre de Lune , ce dernier refusa d’aller à Perpignan, parceque dans ce Saufconduit il n’étoit appellé que Cardinal. Benoît fe con-tenta donc d’envoyer quelques Articles contenant plusieurs demandes,déraisonnables, comme d’assembler de fa propre autorité un Concile*Général, à Lyon, ou à Avignon, ou à Montpellier, ou à Toulou-se, ou à Marseille, ou à Nifmes, dans lequel, après avoir été con-,sirmé Pape, il renonceroit lui-même au Pontificat,à condition qu’ilà. ììar. T,u. demeureroit Cardinal Légat à Latere , avec un plein pouvoir tant au.A- 49 1 - spirituel qu’au temporel, dans toute son Obédience, avec toutes les*

prérogatives dont il avoit joui jufqu’alors, excepté qu’il ne s’appelle-roit plus Pape , à moins qu’il ne fût élu au Pontificat par ceConcile. L’Empereur rejetta toutes ces Propositions, & ayant*encore sommé Benoît, de. fe rendre à Perpignan,, il y vint enfin,

mais»

( 1 ). Medi notîe uìtìmt diúprocUmare fecit per urlem , rtum qui s adejjet pre Re-

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