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Tome premier.
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514
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514 HISTOIRE DU CONCILE

1416. contre les Malatefla, qui de leur côté firent leur Apologie, St dé-clarèrent qu’ils avoient toûjours été fidèles à P Eglise Romaine, Scqu’ils étoient entierement soumis au Concile. Le Concile leur réponsdit qu’on penseroit aux moyens d’accommoder leurs differens à l’a,miable, Sc qu’on nommeroit des Commissaires pour les terminer demaniéré ou d’autre.

Affaire de 5 «» L. L’affaire de Jean Vêtit ne fut pas long-tems íàns êtrePetlt ' remise sur le tapis. Dès le commencement du mois de Janvier

r les Députez de l’Univerlité de Paris avoient supplié le Cardinal des~ r ' ' 'Ô' 49 r - Urfins , en qualité de Grand Pénitentier de l'Eglise Romaine, d’ascsembler ses inférieurs dans cette Charge ,.& les Moines Mendians quisc mêloient des Confessions, pour examiner files neuf Assertions deJean Petit appartenoient à la Fol,, ou non,& si elles pouvoient être4, Janv. approuvées devant le Tribunal de la Conscience. La question ayantété agitée pendant quelques jours, les Commissaires dans les matièresde la Foi aíscmblerent les Docteurs au Palais Episcopal de Constance,pour entendre les raisons de part Sc d’autre. Le. Cardinal de. Cambraisoutint 1. qu’elles appartenaient à la Foi, parce qu’elles étoient con-traires à l’Ecriture Sainte, z. Qu’au moins elles regardoient lesmoeurs, Sc qu’à cet égard elles étoient du ressort du Concile, quiavoir déja condamné plusieurs Propositions, qui n’appartenoient passi directement à la Foi que celles-là. z. Qu’elles dévoient être con-damnées par le Concile puisqu’elles étoient une fuite manifeste de laProposition générale, Chaque Tyran &c. qui y avoir déja été condam-née. Mais Jean de Rocha loûtint au nom des Moines Mendians queces Assertions n’appartenoient ni à la Foi, ni aux Mœurs, qu’ellesétoient conformes à l’Ecriture & au Decalogue, & que par consé-quent elles ne pouvoient ni ne dévoient être condamnées au Concile.Dans cette même Assemblée le Cardinal de Cambrai demanda queces Propositions .fusient condamnées par le Concile, avec ce tempé-rament, que le Duc de Bourgogne n’y feroit ni nommé ni intéressé,comme en effet il n’avoit point été nommé dans la Sentence de Paris.8. Janv. Quelques jours après Gerfion, de la part de la Nation Gallicane,

neP-aletz,áe la part de la Nation Germanique, & l’Evêque d’^razq,de la part du. Duc de Bourgogne,, demanderent avec une égale ins-tance aux Commissaires,qu’ils prononçassent fur les neuf Propositionsloit pour les condamner,soit pour les approuver. A peu près dans lemême tems le Roi de France éçrivit à lès Ambassadeurs,. aux Com-missaires, dans les matières de la Foi, Sc à son Procureur en Cour deRome, pour presser le jugement de cette affaire, attendu que leDuc de Bourgogne la poussoir par ses Ambassadeurs, contre la pa<-rolc qu’il en avoit donnée. Cependant lès Cardinaux des Urfins, d’ A-quiiée Sc de Florence , à qui la même affaire avoir été commise parJean XXIII, après avoir observé routes les formalisez, déclarèrentnul le jugement de l’Assemblée de Paris, par une Sentence qui fut

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