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Tome premier.
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D E CONSTANCE. Liv. ÏV.' fis

rendue publique le quinzième de Janvier 1416. u\ 6 .

Cette Sentence des Cardinaux avoit deux fondemens. Le premierque les Causes de Foi, appartenant au seul Siège Apostolique, l’E-vêque de Paris n’avoit pû juger celle-ci, sans mettre la faucille dansla moisson d’autrui. Ils ajoutoient à cette raison que le jugement deP Assemblée de Paris, n’avoit point été Juridique , qu’on n’avoitpoint cité les Parties, qu’on avoit produit des Pieces fausses contre leDuc de Bourgogne, qu’on avoit tronqué les Propositions de JeanPetits qu’on attribuoit faussement à ce Docteur la Pièce intitulée,

'Justification du Duc de Bourgogne. Le second fondement de cetteSentence, étoit, que Gérard de Mentaìgu , qui est appellé prétendu ,

Evêque de Paris, & Jean Pollet , ayant été citez devant leur Tri- p 0 m. v/p?bunal, n’yavoient point comparu (a). 507.

LI. Le retour des Ambassadeurs qui avoient accompagné l’Em- Retour despereur en Espagne va surseoir pour quelque tems cette affaire. Ilsarrivèrent le 29. de Janvier & furent ouis le lendemain. Mais avant Arra^on.que d’entendre leur rapport, il faut reprendre les choses d’un peu ip.Janv.plus loin .Benoît XIII. s’étoit enfin rendu à Perpignan au mois d’Òc- v - d - Hard ,tobre de l’année précédente après s’y être fait attendre assez long- ' ’ ^' 5tems. Mais il n’y fit autre chose que renouvelles les Propositions v, d. Bar. t. il'qu’il avoit déja faites étant à Valence. Elles consiftoient principale- Pan.xvm.ment à casser le Concile de Pise, à rompre l’Assemblée de Cons- r'/í'iotance, à convoquer un Concile dans quelque Ville qui fût à se bien- 204! 'séance, à s’y réserver le Droit d’élire un autre Pape; 6t enfin à fairesa Cession, après qu’il auroit été reconnu Pontife légitime par le Con-cile, & qu’on auroit pourvu honorablement à son état. ,, II soutint„ toujours qu’il étoit le vrai Pape-, que quand même on en auroit pu„ douter raisonnablement, ce doute ne íubsistoit plus dans l’état où,, étoient les choses j que ce n’étoit pas lui qui entretenoit le Scbif-„ me, mais l’Assemblée de Constance, puisque, pour le terminer,il„ n’y avoit qu’à le rêconnoître, les deux autres ayant cédé leur pré-- tendu droit au Pontificat : Que c’étoit renouvelles le Schisme que„ de faire une nouvelle élection, puis qu’il y auroit deux Papes, étant„ résolu de maintenir son droit jusqu’à son dernier soupir, parce qu’il,, ne pouvoit en conscience abandonner la Nasselle dont Dieu lui„ avoit confié le soin : Que plus il étoit vieux, plus il étoit obligé à,, faire son devoir, & à résister à la tempête de toute fa force : Qu’au„ reste, si pour le bien de la Paix, il falloit un autre Pape, il n’y avoit„ que lui seul qui le pût élire, parce qu’étant le seul entre les Cardi-„ naux, qui eût été prorqû avant le Schisme, par Grégoire X/, il4, étoit par conséquent le seul dont la promotion fût incontestable,

,, selon ses adversaires eux-mêmes ”. L’Histoire rapporte qu’il ha- Maimb.Bìft.â*tangua un jour fur ce ton pendant sept heures fans qu’il parût aucune S pf/f‘saltération dans se voix ni fur son visage, quoi qu’il fut âgé de soixante t 254. ***'

Sa dix-huit ans. L’Empereur voyant sublimation de ce Vieillard, à^'

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