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Tome premier.
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516
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fis HISTOIRE DU CONCILE

1416, ne vouloir céder que íbus des conditions, qu’on ne pouvoit accepter,& qu’il ne propoíoit lui-même que pour amuser le monde, fe retira àNaibonne avec les Ambassadeurs du Concile, dans le dessein dc s’enretourner en Allemagne. Mais le Roi d’Arragon, & les Ambassa-deurs de Castille, de Navarre, d’Ecosse , Sc les autres Seigneurs del’Obédience de Benoît qui étoient restez à Perpignan, envoyerent àNarbonne pour le prier de ne pas hâter son dépare, rassurant queBenoît cederoit, ou qu’il seroit abandonné de toute son Obédience.Ce qui porta l’Empereur à envoyer des Ambassadeurs à Perpignanpour recommencer laNégotiation.Il seroit trop long de rapporter iciks instances réitérées, les menaces, les promesses de Ferdinand , deDom Jlfonfe Prince de Gironne son Fils aîné, des Ambassadeurs deCastille & de Navarre, des Comtes de Foix Sc d'Armagnac, pourobliger Benoît à ceder, absolument & íins restriction, fur le pied dela Cession de Grégoire XII. Mais il seroit plus difficile encore de re-présenter les artifices Sc les subtilitez dont Benoit se servit pour soute-nir ses prétendus droits, Sc son opiniâtreté inflexible à vouloir gar-der le Pontificat malgré tout le monde. Enfin se voyant menacé d’ê-tre abandonné de toute son Obédience, il quitta secrètement avecses Cardinaux , Sc se retira à Collìoure , qui est une Place forte sur lebord de la Mer à quelques lieues de Perpignan. Niem , quié'oitauConcile, Sc qui n’ignoroit rien de ce qu’on rapportent touchant cet-te Négociation, nous apprend deux parricularitez qui méritent deZtum-vit. y<>h. trouver place ici. L’uneest, que le Roi d’Arragon s’entendoir se-ui, cretement avec Benoît pour le maintenir dans le Pontificat, Sc quece dernier n etoit venu a Perpignan que dans cette elperance, maisque Ferdinand voyant qu’il ne pourroit ì’y soûtenir contre tout lemonde,fit conseiller sous main à ce Pape de se retirer en lieu de,sûre-té, de peur qu’il n’a. rivât quelque sédition. Mais cet Historien neparle pourtant de cette collusion que comme d’un bruit qui couroitNhtn Msup. dans Perpignan. L’autre particularité, c’est que dès que Benoît fut?• 4 11 - arrivé à Collioure il y fut poursuivi par des Députez de Barcclonne,

de Sarragosiè, de Valence, de Majorque, de Tortose, de Giron-ne , de Perpignan Sc de quelques autres Villes maritimes, qui l’yfirent assiéger, Sc qui mirent ses Galères, Sc tous ses équipages horsd’état de s’en pouvoir servir. Cette précaution étoit fort néceflairepour arrêter Benoît qui ne demandoit plus qu’à gagner pais, commeavoir fait Jean XXIIL Etant ainsi arrêté à Collioure, Ferdinandlui dépêcha douze Députez pour le supplier très-humblement d’en-voyer fans délai ses Procureurs à Perpignan , avec plein pouvoirde donner fa Cession, de reconnoître le Concile de Constance,Sc defaire tout ce qui seroit jugé néceflaire pour l’cxtirpation du Schisme,ou de venir lui-même incessamment en personne à Perpignan. Eneas de refus, ces Ambassiideurs avoient ordre de lui déclarer qu’on se-roit obligé, pour soutenir ies droits de l’Eglise Universelle, de re-courir