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Tome premier.
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517
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DE CONSTANC

Ltv. IV.

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courir Lux remedes les plus propres à terminer promptement leSchif- 1415,me. Le Pape répondit à cette sommation, qu’ils’en tenoit aux Dé-clarations qu’il avoir faites à Perpignan, d’où il ne s’étoít retiré, di*soit-il, que parce qu’il n’y étoit pas en liberté, 6c que comme il nes’y trouvoit pas non plus à Collioure, il attendoit à donner une plusample réponíë, qu’il fut arrivé où il avoit dessein d’aller. II y a quel-que chose à remarquer contre ce que dit ici Benoît XIII , qu’il n’é-toit pas libre à Perpignan. C’est que dans Y Apologie que l’Árchcvc-quede Tours fît à Narbonne, pour T Empereur , pour le Roi d'Arra -gon, & pour les Ambassadeur s de Confiance , ce Prélat reproche for-mellement à Benoît que pendant qu’il foûtenoit íâ cause à Perpignan,il étoit environné de ses Gardes armez de halebardes 6c d’épées, 6cque tout le Palais étoit tellement inveiìi par fa Cavalerie, qu’il fem-bloit qu’il s’agît dc donner bataille, 6c non de négotier une affaireEcclésiastique. Au reste, Benoît paroît extrêmement choqué du foinque Ferdinand vouloir prendre de conserver les droits de VÉglise Uni-verselle. II prétendoit que c’étoit lui que ce soin regardoit unique-ment, en qualité de seul Pape légitime} il menaçoit fierement,Car- v.d.mr.utifi,dinaux, Patriarches, Archevêques, Evêques , Rois 6c Empereurs M° 4 - 5 °í»de les poursuivre, par l’un 6c par l’autre glaive, s’ils esoient entre-prendre fur ses droits à cet égard. On acidreifa par deux fois une pa-reille réquisition aux Cardinaux de Benoît : la premiere fois ils répon-dirent conformément aux principes de leur Maître, mais à la fecon-conde réquisition ils revinrent tous à Perpignan, hormis ceux de lafamille de Pierre de Lune.

LII. Cependant il trouva moyen de se sauver dé Collioure,pour s’en aller à Peniscola , qui est une Place forte sur le bord de lamer, non loin de Tortose. On prétend que Peniscola appartenoit

Fuites de Be-noit XIII.Ma.mb.Hist.iuSch-Jm. d’Occ.

alors à la Maison de Lune. Ce fut-là que les Rois d’Espagne, 6c les n art. ii.p.ts,autres Seigneurs qu’on a nommez, lui envoyerent une troisième 6cdernière Réquisition. On lui représcntoit qu’il avoit bien paru partoute fa conduite qu’il ne vouloir pas renoncer au Pontificat, que iâderniere retraite de Perpignan en étoit encore une preuve incontes-table, puisqu’il y avoit été dans une entiere fureté} Qu’ainsi les Rois ■d’Arragon, de Castille, de Navarre, 6c les autres Seigneurs de sonObédience, pour l’inrerêt de TEglife Universelle dont ils doiventrendre compte à Dieu, se sentoient obligez de lui déclarer pour laderniere fois, que s’il ne pédoit, comme ils i’en prioient encore très»instamment, ils étoient résolus à proceder par toutes les voies qu’ilsjugeront les plus propres à finir le Schisme, 6c qu’on y alloit travail-ler incessamment avec l’Empereur 6c les Députez du Concile deConstance. Comme Benoît se trouvoit plus en fureté à Peniscola qu’àCollioure, il envoya en même tems fa réponse à cette derniere som-mation, 6c à î’autre à laquelle il n’avoit encore répondu que d’unemaniéré vague. Cette réponse rouloit sur ces Chefs principaux:

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