j-ïS HISTOIRE DU CONCILE
v iH^d’T ” "0 pouvoir reconnoître le Concile de Constance, parc'e
p,‘fï)? r ‘ „ stuc cette Ville dépendoit 6e l’Empereur qui y disposoit de touc à
son gré, comme il avoir paru, disoit-il , par l’exemple de Jean„ XXIII dont on avoir violé le Saufconduit ; Que l’Empereur ne„ persistoit à tenir le Concile dans cette Ville, qu’afin d’y faire„ élire un Pape à fa dévotion, pour agir en maître en Italie, êc s’y„ emparer des biens de l’Eglise; Qu’il ne pouvoir non plus accepter„ ailleurs un Concile, composé des Cardinaux de Grégoire XII. éí,, de Jean XXIII , parce que ce seroit joindre des Schismatiques„ avec des Catholiques, tels qu’étoient ceux de íà propre Obédien-„ ce, outre qu’il ne prétendoit pas que le choix du lieu dût être à„ la discrétion de l’Empereur; Que par ces raisons il ne pourroit,, ceder le Pontificat fans offenser Dieu, & sans scandalizer l’Eglise,„ à moins qu’on ne voulût accepter les conditions fous lesquelles il,, avoir offert de le faire Ensuite pour répondre à la derniere Ré-quisition, il soûtenoit, „ qu’il n’appartenoit point au Concile d’élire,, un Pape, mais au Collège des Cardinaux ; que les raisons qu’il,, avoit alléguées de fa retraite , n’étoient point de fausses couleurs„ comme on le prétendoit, & que les attentats que l’on faifoit tous„ les jours contre lui, la justifioient suffisamment. Qu’au reste, il„ protcstoit comme de nullité contre tout ce qu’on pourroit entre-„ prendre contre lui, sous prétexte d’extirper le Schisme Quantaux bruits, qui couroient que le Roi d’Arragon étoit fur le point deTe retirer de son Obédience, Lc d'engager les autres à s’unir à l’Em-pereur & au Concile dans la vûe de le poursuivre & de le déposer dwPontificat, „ il les prioit par les entrailles de la miséricorde de„ Dieu, de ne pas donner matière à un pareil scandale, qui bien„ loin d’éteindre le Schisme , ne serviroit qu’à l’entretenir & àl’augmenter. 11 représentoit que le Roi d’Arragon en particulier„ ne pouvoir écouter de pareils conseils fans se rebeller contre lui,„ puisque c’étoit de lui qcfíl tenoit ses Etats, qu’il étoit son feuda-,, taire, & qu’il lui avoit prété Serment de fidélité II ajoûtoitque quand même les protestations qu’il faifoit ne viendroient pas à laconnoiífance de ceux qu’elles regardoient, il ne laiíferoit pas deproceder contre eux par toutes les voies requises, comme il enavoit le droit , Lc comme il y étoit obligé par Pinterêt de l’EgliseUniverselle, & il s’en rapportoit en particulier à une de ses Bulles•v. d. Hard. donnée à Marseille en 1407. Cependant, afin de faire voir qu’ilT.ji.p.çu.cr avoit toujours à cœur l’Union de l’Eglise , il déclarait, que danstr. if. p. 1144. ccttev £ e5 il avoit déja convoqué un Concile pour le mois de Fé-vrier prochain , Lc il prioit instamment le Roi d’Arragon de ne.point user de menaces, comme on disoit qu’il avoit déja fait pour
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( 1) II avoit été Evcque de Grenoble, d’Arras, & Archevêque de Toulouse. Il•fut ->u Concile de Pise, & mouiut en 1416.