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Tome second.
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HISTOIRE DU CONCILE

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I4 j 7 _ Bernard de Bourdeaux (i), notifier à Alfonse Roi d’Arragon êc sonii. Nov. élection au Pontificat ôc la déposition de Pierre de Lune. Le PrélatBz.ov. a d eut une au dience favorable d’ Alfonse , qui députa d’abord quelques-am. 1411.». uns p cs p r dlats à Pierre de Lune , pour lui faire savoir ce qui s’étoitpafié à Constance, & pour tâcher de fléchir ce Vieillard jusqu’alorsinflexible. Mais Benoit ì afin de ne pas renoncer à son prétendu droit,demanda au Roi six Prélats pour délibérer avec eux fur l’Union del’Eglife, & le Roi permit en effet à deux Archevêques & a deuxEvêques d’aller à une lieue de Penifcola, ou, s’il étoit nécessaire, jus-qu’à Penifcola même, pour conférer avec cet Antipape. On verradans la fuite, que tous ces pourparlers n’étoient que de pures défai-tes, fur tout de la part de Benoit. On peut aisément juger que Martinne perdit point de temps à donner les mêmes avis par toute la Chré-tienté. II envoya en Brance dans la même vûë Louis de Fiesque , t Or-dinal du titre de St. Adrien j mais cette Ambassade n’eut pas d’abordun plus heureux succès que celle d’Arragon. Dupui nous apprend queTíupui Hi(i. ,, dés que le Légat du Pape fut arrivé à Paris, le Roi & le Dauphinfirent faire une grande assemblée de Prélats, de son Grand Con-seil, de la Cour de Parlement, de plusieurs Abbez, Docteurs 6cMaîtres de l’Université fur la réponse qui étoit à faire à Louis deFiesque 6t aussi sur ce qui étoit à faire, pour réduire l’Eglise de„ France en ses anciennes franchises 6c libertezj il fut résolu pour„ ce point que l’Ordonnance de 14 06. seroit entretenue 6tc. " Onadéja vû ailleurs qu’en 1413. il avoit été résolu dans le Conseil duRoi de France, 6c au Parlement de Paris, que les Eglises de Franceseroient maintenues dans leurs franchises fur le pied de l’Ordonnancede 1406. c’est-à-dire, que dans les Eglises Cathédrales, Collégiales6c Conventuelles 6c autres Bénéfices électifs, il y feroit pourvu parélection, ou postulation des Chapitres, Collèges, 6c Communautez,tant Réguliers que Séculiers, 6c que pour les autres Bénéfices quin’étoient pas électifs, il y feroit pourvu par les Présentations, Colla-tions, 6c Institutions de ceux auxquels il appartient de droit communou par coutume ou privilège, nonobstant 6c fans avoir égard aux ré-serves générales, ou fpeciales de qui que cc fût. Le Roi avoit don-né ordre à ses Ambassadeurs de faire confirmer ce reglement par leConcile de Constance, mais ils furent traversez dans ce dessein parles Cardinaux, 6c même par l'Empereur qui, à ce que prétend leP. Maimbourg , n’étoit pas ami de la France. Comme ce Jésuite té-moigne qu’il a vû en original la réponse que l’on fit à Louis de Fies-que après plusieurs assemblées, je rapporterai ici le précis qu’il en a

donné.

(4) J e ne connois point ce Bernard de Bourdeaux. Ce pourroit être cet Abbé quiécrivit une Vie de Martin V. & que Sponde cite souvent sous le nom de Burdegalensis.Quoi qu’il en soit, ce qu’il y a de certain par les Actes & par toute l’Histoire, c’estque ce fut Alaman Adimar, que Martin V. envoya en Arragon. II fut élu Evêquede Florence la Patrie en 1400. Archevêque de latente Vannée suivante, & peu de

'dusch.p.41; o.

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Mamb.Htfi. ”du Sch.part.x. ,,?. 175.276. „