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Tome second.
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DE CONSTANCE. Lt-v. VI. nj*

enimam, se d etiam secundùm corpus, erat Médiat or inter Deumlst ho-minem, tanquam inter duo extrema. Ergo necejse erat ipsum Dominumnojìrum, etiam secundum corpus suum proprium exiftens participare deutroque extremo , ut adeò est'et car o corporis divìna , (st fie haberet vitamspiritualem, divìnam , ìnvijìbilem (st ìmmortalem, ex untone Deitatis hypos -tatica ad ipfam carnem. Et ex parte hominum, ut aptihs eìs converjàre-tur habuìt vitam animaient, mortalem, viftbilem, môle magnam, fiveextensam. Or le sentiment de Jacobel est: que le Corps de J. C. estdans l’Eucharistie selon sa vie spirituelle, divine, Ôc invisible, & nonselon sa vie animale & corporelle. Conclufio responsalis ad quœfitum. vu fus. p.Ex fundamento Scrlptura Sacra , 0? ex tefiimonio antiquorum Sanélo- 7*rum ostendi pot est, (st credi debet, quoi in Sacramento ait avis est verumcorpus Chrifti in sua proprïa exìflentia de virgine natum, pajsum (st c. (sthoc non secundum vitam animalem , mortalem , sed secundum vitam spi-ritualem divìnam. 11 appuyé son sentiment sur í’autorité de St. Au-gustin ^ de St. Jérôme , de St. Ambroise, de Exigence , de Paschase,d ’Anselme & d’un grand nombre de Scholaíìiques. Après avoir allé-gué tous ces témoignages, il en conclut qu’il faut adorer le Corps deJ. C. dans le Sacrement, & le Sacrement lui-même. Et pat et quodcorpus Chrifti in Sacramento altaris fin quo est pleniiudo Divinitatis cor -poraliter, (st fie Chtiftus in eo exiftens, à cunSlis sdelibus debet adorarì(st coli (st unà cum Sacramento divìnìjfimo, (st tremendijfimo venerari.

Ensuite il réfuté nettement ceux qui nient la Présence réelle & corpo-.relie de J. C. dans le Sacrement, & qui regardent ce Sacrement,comme une idole Ex prœàiBis palet quod hoc Sacramentum, in qao est p.corpus Chrifti cum plenitudine Divìnitatis non est idolum , ut quidam se-daSti à fide dicunt aliosque seducunt. II prétend même que les Prêtresqui célèbrent la Messe fans croire que J. C. y est corporellement pré-sent, n’ayant pas à cet égard la même intention que l’Eglise, fontprivez du pouvoir de faire le Corps de J. C. en vertu des paroles Sa-cramentales. II soutient dans son Chapitre dixième que Wiclef, qu’ilappelle un Docteur Evangélique, n’a point eu d’autre sentiment quecelui-là sur l’Eucharistie, St qu’il n’a nié la Preíence corporelle deJ. C. que quant à la vie corporelle & animale. Jacobel expliquant en-core plus clairement fa pensée dans ce même Chapitre, dit que quoique le Corps de J. C. qui a souffert fur la Croix íoit totalement pré-sent dans l’Eucharistie, il n’y est pas néanmoins comme corps mort,puis qu’il y est selon sa vie spirituelle Lt divine, & que l’opinion deceux, qui disent que s. C. est là comme un corps mort, est scanda-leuse. Dans le Chapitre treizième, où il examine plusieurs maniérésde s’expliquer fur cette matière, il donne cet avis : Prenez garde ici,dit-il, aux ruses de Satan. Car il y en a qui disent (st qui écrivent que

le

(i) Et fimiliter Trattatus editus per ipsum Jacobellum de B.emanentia panis post ton-ficratmem in akari, V. d. Hardt T. IV. p. 1517,