22,0 HISTOIRE DU CONCILE
14x8; „ Ssil croit qu’il est permis à tous Prêtres de prêcher par tout, en
„ tout temps, 6c à qui ii lui plaît, quand même il n’auroit aucune„ mission. S’il croit que tous les pechez mortels, fur tout ceux qui„ font manifestes doivent être corrigez 6c extirpez publiquement.jEn. Histor. C’est une opinion qu 'JEneas Sylvius attribue 6c aux Vaudois 6c auxVohcm.cap.iï. Hussites qu’il prend pour les mêmes, quoi qu’ils fussent fort dif-férons.
Remarques LU. J’ai quelques remarques historiques à faire fur cette Bulle,.fur cette Bul- 6c fur ces questions que le Pape veut qu’on fasse aux gens suspects.le - La premiere est , que dans une de ces questions Martin cinquième
veut que le Prévenu jure qu’il croit que tous les Conciles Généraux,6c en particulier le Concile de Constance , représentent l’Ëgliseuniverselle, 6c que tout ce que le Concile de Constance a approuvé6c condamné doit être approuvé 6c condamné par tous les Fidèles.Voilà Martin cinquième canoniquement élû qui décide bien formel-lement , en faveur du Concile de Constance, une question qui a étéagitée avec tant de chaleur entre les Théologiens d’Italie 6c ceux dedeça les Monts, puis qu’il déclare formellement que le Concile deConstance est un Concile universel ou Oecuménique. D'ailleurs, puisque les décisions du Concile de Constance doivent être appròuvéesde tout le monde, la supériorité du Concile fur les Papes est claire-ment établie par Martin cinquième , puis que cette supériorité fut.dé-cidée dans la cinquième Session du Concile de Constance, 6c quemême Martin l’entend non feulement de ce Concile, mais de toutautre Concile Général, comme on l’avoit décidé dans cette Session.sckelflr. L'exception que fait là-dessus le Bibliothécaire du Vatican est entie-z>hil- Ca P-l- rement frivole. II prétend que dans cette Bulle Martin cinquièmen’a voulu approuver que les Décréts du Concile de Constance contreles Hérétiques en faveur de la foi , (5? pur le salut des âmes , commes’exprime ce Pape. Quoi donc ? la supériorité du Pape fur le Con-cile ou, du Concile fur le Pape , n’est-elle pas une matière de foi, 6csi le Concile a eu droit de décider toute autre question, pourquoin’aura-t-il pas eu le droit de décider celle-ci? N’est-il pas importantpour la Foi , N pour le salut des âmes , que les Papes ne fassent pastout à leur fantaisie, 6c que leur autorité soit modérée par des Con-ciles Généraux? D’ailleurs y a-t-il quelque personne desinteresséedans la question, qui puisse s’accommoder du principe de Schelflrate ì6c de ses pareils. 11 se réduit à ceci : On doit approuver tous les Décrétsd'un Concile Général contre les Hérétiques , mais non pas ceux qu'il faitnicher. nîfl.pour ààf T autorité des Papes. Aussi Messieurs Ricber 6c Dupin ,c.onc. Gener. tous deux Docteurs de Sorbonne, n’ont-ils pas manqué de se préva-Du in ~dfln à cette Bulle de Martin V. en faveur de la supériorité des Con-estes, 6c ils ont eu raison, puisque cette Bulle de Martin cinquièmep. 4x7. fut un des argumens qu’on allégua au Concile de Basle pour prouverla supériorité des Conciles par dessus les Papes, contre Eugene IV.
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