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Tome second.
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izi HISTOIRE DU CONCILE

I4 i 8. n’avoit pas été connue du Public, laissant âu reste à mes Lecteurs àjuger si elle n’a pas été faite après coup, comme Mr. Dupin i’a soup-çonné (x).

La troisième remarque à faire fur la Bulle de Martin cinquième ,c’est que quoi qu’elle ait principalement pour objet les opinions deWiclef , de Jean Plus , de Jerôme de Prague , 8c de Jacobel , elleordonne néanmoins d’interroger fur quelques Articles fur lesquels ilne paroit pas que ces Docteurs fussent dans d’autres ièntimens quel’Eglife Romaine. La raison en est, qu’il y avoit alors en divers en-droits de l’Europe quantité de gens qui s’en étoient écartez les unsd’une façon, les autres d’une autre, 6c Martin cinquième a comprisdans fa Bulle tous ceux qu’il regardoit comme dévoyez en quelque en-droit du monde qu’ils fussent. Les restes des Vaudoís & des Albi-geois que l’Inquisition avoit chassez de France étoient répandus enItalie, en Espagne, en Allemagne, en Boheme, en Hongrie, enAngleterre &c. Dans ce dernier Royaume les Lollards (z), branche deWiclefites, faisoient alors beaucoup de bruit ayant à leur tête un Sei-gneur Anglois, nommé Cobham, plus connu fous le nom de Jean OldColler Bisi. Caftel (3), qui fut exécuté fur la fin de 1417. sous prétexte d’une re-Ecd.Bz.ov. bellion, mais au fonds pour le Wiclefisme. D’autrecôté, les Hussi-sponi, Rayn. xes de Boheme n’étoient pas bien d’accord entr’eux fur le sujet de laReligion. Quelques-uns, qui depuis furent appeliez Calixtins du motcaìix , c’est-à-dire calice , ne s’éloignoient gueres des sentimens del’Eglife Romaine, qu’en ce qu’ils vouloient qu’on communiât le Peu-ple sous les deux Espèces. Les autres, qui étoient en beaucoup plusgrand nombre,s’en éloignoient presque en tout. Autant que j’en puisjuger, par leurs Confessons de foi, ils étoient à peu près dans les sen-timens ap’JEneas Sylvius a attribuez aux Vaudois (4). On les appellaThaborites du mot P h ab or , qui en Bohémien signifie tabernacle, outente, parce qu’ils campoient auprès de Prague fur une montagnequ’on appella 'Thabor à cause de ces campemens. Ils prirent aussi lenom d 'Orphelins depuis qu’ils eurent perdu Ziska leur Général. Onne fauroit rien lire de plus curieux que la description qu 'TEneas Syl-vius a donnée des Thaborites chez qui il avoit trouvé asyle contre desVoleurs, étant Légat en Boheme. C’est dans fa Lettre cent tren-tième. Le Jésuite Balbinus, après JEneas Sylvius ^ nous apprend queles Thaborites furent bien fortifiez dans leurs sentimens par environquarante Picards qui arrivèrent de France à Prague en 1418. avec

leurs

(1) Mìtto auclorltattm Mjf. Vaticanorum in quitus ìstt recentiori manu adjìcì potuit.Dup. ut. supra, p. 418.

(1) Voyez Biblioth. Ancìenn. O" Moi. T. L Part. 11 .

(3I Voyez. Hist. du Cône. de Pise. Part. 11 . p. 189.194,

(4) Vide Confeffhnem Taboritarum ap. Lyd. Rotterod 1616. Mn. Sylv.ub. supra cap. 47,Voyez là-dessus Balbinus. Jésuite de Prague, Epit.rerum Bohemicarump. 411. JEn.Sylv.p. 4r.

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