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Tome second.
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1418-

Voiez ci-deffus Tum,I. p. 118.

BonanniNumïfm.Pontific. l. n. p.490. 491.

Sponì. AnEcd Part.alt.

b 44f-Piccart. not.isGuill. Ncu.brig. L. III.cap. 4. p. 753,

17.6 HISTOIRE DU CONCILE

fa bénédiction. Cette Rose fut portée sous un dais superbe à l’Empe-reur, qui étoit alors au lit. Les Cardinaux, les Archevêques, les E-véques, les Electeurs, & les Princes accompagnez d’une foule incro-yabje de Peuple, la lui prefenterent en grande pompe, ôc pour la re-cevoir décemment il se fit mettre lur un Trône, &; la reçut avecbeaucoup de dévotion, aux yeux de tout le public.

On a déja vû Jean XXIII. présenter la Rose d’or au même Empe-reur. Les Canomstes ont assez de peine à nous aprendre l’origine dela Rose d’or. Théophile Raynaud , qui en a traité exprès, dit que cet-te coutume est très-ancienne dans l’Eglise, & qu’il n’eít pas aisé d’enmarquer ni le temps ni le premier Auteur. Quelques-uns en rappor-tent l’institution au cinquième siécle, d’autresau neuvième,il est cer-tain qu’il y avoit long-temps que les Papes avoient pris la coutumede consacrer une Rose le Dimanche Lœtare Ilierusalem , trois semainesavant Pâques, /'apprens de Henri de Sponde que Pierre de Blois , cé-lèbre au douzième Siécle, fait mention de cet usage, & en rend lesraisons mystiques dans quelcun de ses Sermons. Jaques Piccart , Cha-noine de St. Victor de Paris,dans ses Notes fur l’Histoire d'Angleter-re écrite par Guillaume . de Newboroughsw la fin du même Siécle,nousdonne l’extrait d’une Lettre á'Alexandre III. à Louis le Jeune Roi deFrance, en lui envoyant la Roíè d’or. Imitant, dit ce Pape au Mo-narque, la coutume de nos Ancêtres de porter dans leur main une Rosed'or le Dimanche Lastare, nous avons cru ne pouvoir la préjènter à per~sonne qui la méritât mieux que Vitre Excellence , à,, cause de sa dévotionextraordinaire pour l Eglise ct? pour nous-mêmes-.

Le même Auteur nous parle d’un Sermon qu’ Innocent III pronon-ça à pareil jour fur le Mystère de la Rose í/V, où ce Pape dit que'cet-te Rose étoit composée d'or , de musc ì ct? de baume , ct? que le musc jointà l'or y par le moyen du baume représente trois Subflances en J. C. savoirla Divinité , le Corps ct? l'Ame. Je rf’ai lu aucun Auteur qui s’expli-que plus amplement fur les raisons mystiques de la Rose d’or, queGuillaume Durand Scholastique du X1IÍ. Siécle. (1) ,, Ce jour-là,,„ dit-il, cù l’on entre dans la mi-Carême, le Pape, lors qu’il va à„ l’Eglise & lors qu’il en revient, porte une Rose d’or qu’il montre à„ tout le Peuple pour l’encourager à soutenir les austeritez du Carê-me. Car tout ce jour-là est destiné à la joie dont la Rose est l’em-

blême par fa couleur,son odeur & son goût: sa couleur inspire lajoie,son odeur fait plaisir, & son goût fortifie. Cette Rose dansla main du Pape designe la joie du Peuple d’Istaèl.

à la vûë de fa,, deli-

(ct m bac Dom'mtc«t Roman. Pontif. celebraturus ad Fcclefìam sergent & redtens M-rtam ìn manu fub atfpeâîu populi sert rofam. Circa quod duplex injurgit ratio : ma fo-cundìtm literam, alterna fecundìim [pìrìtum. Son'e fecundkm literam ne fidelis pofuluíprcpttr quadratefimaiis obfírvatitis asperitatem fub continue labore deficìat , quia quod ca-ret, alterna requit durabile non est , ideo m bac mediana Dominica QuadragefimA quoddam

récréa-