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Tome second.
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J)

DE CONSTANCE. Liv. Ví. 217

délivrance de la Captivité de Babylone. Après avoir consacré laRose le Pape en fait présent à quelqu’un des plus grands Seigneursqui le trouvent alors à fa Cour &c. " André du Chesne nous ap-prend que le Pape Urbain V. donna en 1368. la Rose d’or à JeanneReine de Sicile préférablement au Roi de Chipre qui étoit à cetteCérémonie, & que,depuis ce temps-là ,s’introduiíìt la coutume d’en-voyer telles Roses aux Reines & Princestes. 11 paroît par ce que jeviens de dire que ce qui d’abord n’étoit qu’une Cérémonie religieusedevint dans la suite un Acte d’autorité, par lequel les Puprs en don-nant la Rôle d’or aux Souverains les reconnoíssoient pour tels, pen-dant que ces Princes de leur côté acceptoient avec plaisir de la maindu Souverain Pontife, cette espece d’hommage dont au fonds ils n’a-voient pas beloin. On voit dans l’Hiitoire de la Ré for mat ion d’An-gleterre que Henri VIII fut ravi de la recevoir des Papes Jules II. ScLéon X. dont il secoua depuis le joug ouvertement. Après cette pe-tite digression reprenons le fil de l’Htstoire.

LV1I. Quelqjjes jours après le Pape assembla un Consistoire,pour empêcher les Polonois d’appeller de son jugement au Concileprochain, comme ils en avoient formé le projet. 11 y donna uneConstitution adperpétuant rei memoriam ì par laquelle il déclare, fjtsìln est permis à personne d'appeller du Souverain Juge , cest-à-dire , duSiégé Apostolique , ou du Pontife Romain , qui est le Vicaire de Jesus-Christ fur la terre ,ni de décliner son jugement dans les causes de Foi^qui,comme causes majeures , doivent être remises à fa dêcifion. Gerson parlede cette Constitution dans son Dialogue Apologétique, où il témoi-gne que ceux qui l’ont vûc assurent , qu'elle tend à détruire toute.1 dutorité non seulement du Concile de Pise , mais de celui de Constance ,(J à rendre nul tout ce que que ces Conciles ont fait , soit en élisant unPape , soit en rejestant les intrus.

■LVÎII. C’ est ce qui lui donna occasion de composer vers la findu Concile son Traité, où il examine, s'il est permis d'appeller dujugement du Pape , & en quel cas. II oppose à cette Constitution duPape, le Decret de la cinquième Session du Concile de Constance,qui portoit que toute personne dc quelque Dignité qu’elle soit, fût-ce Papale, est tenue d’obéïr à ce Concile, en ce qui regarde la Foi,l’extirpation du Schisme, de la Réformation de l’Eglile dans sonChef & dans ses Membres, & que quiconque y désobéira, fût-il Pa-pe, fera puni selon les Loix. A ce Decret du Concile Gerson ajouteplusieurs raisons pour prouver qu’on peut appeller du jugement du

Pape.

rstreationìs Çolat'wm interponitur, ut anxictas temperas a íevïïts fufferatur, j tort.à ìllud,Inferpone tuis intcrdìm gaudia curis, hodttrnum namque Officium totâ letitiâ plénumest, or ìn omni verborum clau/ula jocunditas exulerat , gaudlum tefonat , hilmtas ìn-culcatttr. Tria ìtaque reprisentat dies ifla : Jcìl, carnatem pífl odium . . . gaudlum pojlsrístitiam ... or fatietatem pofl famem , que. tria pariter deftgnantur in tribus proprk-tatibus hujus floris, Rational. Divin. Offic. L. VI. Fol. izi.

Ff 2

1418.

Andr. Du-chesne, Bifl,des Papes. T.U p. 1468.

Martin cin-quième décla-re qu’il n’estpas permisd’appeller dujugement duPape.

Gers. T. II. p.390. fin.

Gerson réfu-té la Consti-tution à Pa-pe. Tom. 11. p,3°3-

K d. Hardt.T.lP.p.çî.