z8z HISTOIRE DU CONCILE
A'impertinences ct? de contes frivoles. 11 ajoûte à cela de très-bons con'seiìs touchant le choix des Pasteurs, la manière de prêcher l’Evan-gile, l’instruction des Peuples, la conduite des Eglises, auíîì bienque contre les entreprises des Moines Mendiants fur les fonctions desCurez. II ne paroît nullement ami de ces Moines, dans ce Dis-cours, & il voudroit d’ailleurs qu’il n’y eût point de Monastères defemmes, parce qu’íls étoient devenus des lieux de débauche (i). En-suite il donne des avis pour réprimer la licence & le libertinage desEcclésiastiques qui est peint ici avec les plus affreuses couleurs, la ty-rannie des Evêques & des Prélats, les exactions de leurs Procureurs ,qui dans la visite des Eglises levent des sommes exorbitantes sur lepauvre Peuple, & en tirent encore de Pargent pour donner P abso-lution aux criminels véritables ou prétendus. C'est, d;t Geríon, ledroit de la porte Bodet (z). II compare les Excommunications lancéespour de legers sujets à un grand coup de massue que l’on donneroitfur la tête d’un homme, fous prétexte de lui ôter une mouche dedessus le visage. II finit ce Discours en représentant la nécessité d’unConcile pour reformer tous îcs abus que je n’ai marquez ici qu’en gé-néral , mais que personne ne se repentira de voir plus en détail oansl’Onginal même.
Ouvrages IX. Ce n’étoit pas seulement en France & en Allemagne quede quelques l’on préparait la matière de la Réformation qui se devoit traiter auDocteurs Concile de Pise. Je viens de parler de l’Ouvrage de Paul V Anglais &ck^mêmesu- J’ 3 ' eu occasion de parler en pasiànt d’un autre Traité que Richard TJl-jet. lerston, Docteur d’Oxíord, addressa à l’Evêque de Salisburi pour lui
servir de Mémoire au Concile de Pise, où il étoit, aussi bien qu’àt ïlkrston. Constance, où nous Pavons vû mourir. Après avoir donné fort au
long, &. en termes bien forts de très-bons avis pour renfermer lesPapes dans les fonctions de leur Ministère, voici comme il finit sonTraité. Les choses ainsi mises dans leur ordre natures {s tous ces abusretranchez, Je Pape s'occupera, selon le devoir de sa Charge, à procu-rer la Paix entre les Chrétiens, à prêcher luì-même VEvangile , ct? àenvoyer par tout de bons Prédicateurs, qui par leur parole, ct? par leurexemple enseignent aux Princes ct? aux Peuples leurs différons devoirs , ct?qui fassent me sainte Guerre aux passons, lesquelles, dit-il, selon ô 1 ?. Jaquesfont la source des Guerres ct? des divisions dans l'Eglise, ct? dans l’Etat.Gautier A Richard UUerston, il faut joindre un Carme. Anglois, nommé Gau-
V'pje. tier Dyffe, qui, au rapport d ePoffevin, fut envoyé par Bonìsace IX.
en Guienne, en Espagne, & en Portugal pour y prêcher la Croisa-de contre les Infidelles, & qui, selon le même Auteur, réfuta lesWicìefites. Ce fut à peu près dans ce temps qu’il écrivit contre leSchisme un Poème dont il faut donner quelques échantillons, pour
faire
(r) Ft utìnam nulla fint Monasteria mulkrttm qtu faéta sunt prostibula. tntttîrmn »,
o* prohièeat adhuc détériora Peut. p, SS°* .