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Tome second.
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1*4 HISTOIRE DU CONCILE

visitent Tìer-rìer.

Reglemensà’ AlexandreV. pour laRéforma-tion.

Se f XX.Cône. Pi/.

tout par rapport LUX mœurs 8c à la discipline qui croient dans unetotale corruption, tant parmi le Peuple, que parmi le Clergé. Jen’ai point connoiíîânce qu’aucun Docteur Espagnol ait écrit alors furcette matière. Les Espagnols, tenant encore en ce temps-là pourBenoit XIII. 8c ne reconnoissant pas les autres Papes, ni leurs Car-dinaux , il n’est pas surprenant qu’ils soient demeurez dans le silence.Mais une Satyre, qui courut de leur part au Concile de Constancecontre le Pape 8c contre tout le Clergé,fait assez connoître quel étoitleur esprit à cet égard, 8c que s’ils ne parièrent pas assez-tôt ils n’enpensaient pas moins. D'ailleurs l’Histoire rapporte que Vincent Fer-rier , qui étoit le grand Prédicateur de l'Espagne en ce temps-là, sedéchaînoit dans ses Sermons contre les mœurs des Ecclésiastiques. Onpeut donc juger par ces échantillons quelle étoit par tout î’attente8c la disposition des esprits touchant la Réformation immédiatementavant le Concile.de Pilé. Voyons en peu de mots ce qui .s’y passa furce sujer.

XI. Apr'e's la déposition de Benoit XIII. 8c de Grégoire XII.tous les Cardinaux jurèrent solemnellement que celui d’entre eux quiseroit éiû Pape ne séparerait pas le Concile avant qu’on y eût achevéla Réformation de l’Eglise. L’Election étant tombée sur Pierre deCandie , Cardinal de la Basilique des douze■ Apôtres ^ connu sous lénom de Cardinal de Milan 8c qui prit le nom à' Alexandre V 1, il re-nouvella, comme Pape, la promesse qu’il avoit faite étant Cardinal,8c fit nommer incessamment des Députez- de chaque Nation pourtravailler à la Réformation avec les Cardinaux. Mais l’événementprouva bien qu -Alexandre V. n’avoit donné de si belles espérancesque pour amuser le monde, 8c qu’il ne pensoit qu’à se tirer de Piseau plutôt, en jettant de la poudre aux yeux, par quelques Régle-mens. Dans la Session XXII. il fit dire par l’Árchevêque de Pise,que touché de la désolation 8c de 1a nécessité de tant d’Eglises rui-nées il remettoit libéralement tous les arrérages qui étoient dûs à laChambre Apostolique jusqu’au jour de son élection. II déclara en-core que déformais il ne vouloir plus, comme il s’étoit pratiqué au-paravant, se reíèrver les biens 8c les dépouilles des Prélats 8c des au-tres Ecclésiastiques qui viendraient à mourir en Cour de Rome, nonplus que les revenus des Bénéfices vacans Ensuite l’Archevêque dePise pria les Cardinaux au nom du Concile de remettre à l’exempledu Pape leur part des arrérages qui leur étoient dûs par les Eglises, &les Ecclésiastiques^ Un seul Cardinal s’y opposa; Dans la SessionXXIII. le Pape ordonna, par l’approbation du Concile, que les biensimmeubles de l’Eglise Romaine, 8c des autres Eglises ne feraient alié-nez, ni hypothéquez par lui, m par les autres Prélats jusqu’au prochainConcile, où il en seroit plus mûrement délibéré. Que les. Métro-politains,. les Evêques 8c leurs Sussragans assembleraient des ConcilesProvinciaux, avant le Concile.Général, parce qu’il se glissóit beau-,

coup