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Tome second.
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D E CONSTANCE. Liv. VII.

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Pierre rSAtl-li ap. V. d. H,

coup d’abus dans l’Eglise par le défaut 6c par l’infrequence de cesConciles. Que les Bénédictins & les Chanoines Réguliers assem-bleroienr auíîì des Chapitres Généraux 6c Provinciaux. Que le Papene feroit point de translations de Bénéfices fans avoir ou'i les Parties,

& fans mûre délibération. Enfin que le Pape étoit résolu, par l’avisdu Concile, de réformer l’Eglise dans son Chef Lc dans fes Membres,qu’il avoir même déja exécuté plusieurs Articles de cette déforma-tion , mais que comme il restoit encore plusieurs choses à faire, quine pouvoient pas s’expedier à cause de la retraite de plusieurs Ambas-sadeurs , & de plusieurs Prélats, il en remettoit la conclusion auConcile prochain, qui se devoir tenir au bout de trois ans. Cepen-dant le gouvernement d 'Alexandre V. ne fut pas moins onéreux que r.i. />. 261.celui de ses Prédécesseurs, comme il paroît par les plaintes qu’en font °f er - Ger IPierre d'Ailli , Jean Gerson, & Theodoric de Nìem, tous trois Auteurscontemporains, & témoins oculaires de íà conduite. C e Pape mou- ca p, 5r.5z.53.rut le 3. Mai de 1410. 6c laissa à son Successeur Jean XXIII. le soin Voiez d«-d’executer les Projets Simoniaques qu’ils avoient concertez ensembleà Boulogne. puì'p

XII. Comme le Concile de Piso n’avoit rien produit, 6c que les Nouvelleschoses alloicnt de mal en pis, il fallut recommencer les plaintes & fi^ondle^ 5penser à des moyens plus efficaces pour relever l’Eglise de l’opprcs- pjf e . 0nC1 Cl * Csion, où elle étoit par l’avarice & par l’ambition des Papes, qui acca-

bloient les Eglises, chacun à proportion de son pouvoir, par milleexactions. La France en particulier renouvella son Edit de 1406.000.- 1410. 1411.tre les Aimâtes, les Décimés, & les autres usurpations de la Cour de M 11 *

Rome iur les Bénéfices Ecclésiastiques. Jean XXIII de son coté,pour exécuter Tordre du Concile de Piso en assembla un à Rome, En 141*-.mais ce Concile ayant été nul,comme on Ta vû ailleurs, TEmpereurconvint avec le Pape qu’on en assembleroit un à Constance,tant pourTUnion de T Eglise, que pour fa Réformation, ni Tun ni l’autre n’a-yant pu s’executer, ni à Pise, ni à Rome. En attendant la tenue duConcile tout ce qu’il y avoit de plus habiles Docteurs, s’cmpressa àdresser de bons Mémoires pour la Réformation, que Ton regardosscomme Tassasse capitale de ce Concile.

XIII. Entre autres, Nicolas Clemangìs avoir publié depuis Ecrit de

quelques années un Ecrit touchant lar corruption de IEglise,qui ne con- clemanps fur

tribua pas peu à faire ouvrir les yeux à plusieurs Princes Sc à plusieurs Réforma-

Prélats, 6c à leur inspirer le dessein de la relever du'déplorable état H T x

où il la represente dans cette Piece. Ce n'est point ici une Satyre, ni v'u.clem.'p. '

une invective de quelque Moine ou de quelqu’autre Particulier cha- 73* ex prtf.

grin contre la Cour de Rome. Dans quelque temps que Glemanns ait Vsr ' 111

m ■ - n - , O i , T corrupto F.c-

compole ce I raite, il eír certain qu st garda toujours de grands mê- cHu statu.

nage mens avec le Roi de France, 6c avec Benoit XIII. dont il ne oper. cle-

perdit point les bonnes grâces, quoi qu’il se fût retiré de fa Cour, 4*

pour vivre plus en repos dans son Canonicat de Langres. 11 étoit ei>

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