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Tome second.
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287
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DE CONSTANCE. Liv. VIT. 287

„ Universelle, c’est à savoir le Pape, les Cardinaux, les Archevê-„ ques, les Prélats, les Ecclésiastiques. C est celle-là , ditGeríon,qu'on a coutume d'appeller VEglise Romaine, dont on tient que le Papeejì le Chef, ct? que les autres Eccléstafliques font les Membres. Celle-làpeut errer ct? défaillir, tromper ct? être trompée 3 Elle peut tomber dansle Schisme ct? dans VHérésie. Elle n'efi que ïìnjlrúment ct? Torgane deVEglise Universelle , ct? elle n'a d'autorité qu'autant que l'Eglise Univer-selle lui en donne pour exercer Vautorité qui résidé dans l'Eglise Univer-selle feulement. Gerfon conclut, ,, que pour le bien, le salut, la„ tranquillité & l'ordre de í’Eglise Universelle il faut que tout le„ monde s’employe incessamment à réformer l’Eglise particulière, à„ qui l’autorité des clefs a été confiée, lors que cette derniere Eglise„ vient à errer, à tomber dans le Schisme, en un mot, à se cor-„ rompre au point où elle l’étoit alors à toute forte d’égards 3 Qu’à„ la vérité quand le Pape n’est pas suspect, & qu'il n’y a point de„ Schisme, c’est à lui à remedier aux désordres qui se font glissez„ dans l’Egliíe, mais que dans les cas où il y a trois Papes, égale-„ ment coupables de la désunion, & de la corruption de l’Eglise, le„ foin de sa déformation regarde non seulement les Rois & les Prin-„ ces Séculiers, mais ks Païsans, les Laboureurs & les moindres,, d’entre les hommes, à plus forte raison les Evêques, les Prélats,„ & les autres Conducteurs de l’Eglise.

Après avoir posé ces principes, le premier fondement de la Ré-formation qu’établit l’Auteur est de limiter la puissance ct? Vautorité queles Papes ont usurpées, depuis long-temps. II soutient que toute Cons-titution faite en faveur des Papes, des Cardinaux, & des Prélats doitêtre regardée comme nulle, lors qu’elle est préjudiciable au bien del’Eglise Universelle, & à la juste autorité des Princes Séculiers. Acette occasion il fait main basse hardiment sur le Sexte des Decretales,fur les Clémentines , 8c fur la plupart des Constitutions des Papes.Mais il est bon de l’entendre lui-même. Qtiis fecit ilìos lìbros , Sextumct? Clementinas? Hrrogantìam , superbiam, jurìs ordinaricrum locorumufurpationem , Emperatonmi Romamrum ìnjuriofam detraUionem , ct? eo*rum aliorumque potes atis periculoftffimam fupprejjìonem , ct? alia multa infecuìarìs ct? Jpmtualis Reìpublìcœ lœfionem malitiof'e ct? pertinaci ambitio-ns fabricata , ìn omnibus 13 per omnia concludentes : ct? mâle 3 quia nonminus terreno Principi in his quee ad jura pertinent imper n, quàtn fpiri-tualìfn his quœ ad Deum fpeclant , debetur obedientia. Huit er,im D eushominem homini subeffe , duplicì ratìone , carnalì Domino , quia caro est,13 fpirituali , quia fpiritus est. Igitur omnes inobedientes Romam Impe-

raton

nìere Edition des Oeuvres de Gerfen. V. d. fíardt. T. l.part. Gers. T. I. p. i 6 i,

(3) Voyez les Difficultés de Pierre â’Ailii, V. d. Hardi. X. 1 . f.255:. & Op. Gers. T.U.p. 8 ^.

(4) Gerfm allégué là-dessus 1 e Droit canon. Decret part, x. c. 244. omnibus.