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Tome second.
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D E CONSTANCE. Liv. VIL zSp

peut-on souffrir qu'un Pape malfaiteur (st criminel soit exempt d'unejfurisdiélion que T Innocence elle-même a bien voulu reconnoitre? Com-me on ne pouvoit exécuter la Réformation projettée que par l’au-torité d’un Concile Oecuménique qui représentât l’Pglise Univer-selle, & qui par conséquent fût supérieur au Pape, afin de pouvoirle corriger, & même le déposer, s’il étoit nécessaire, ce n’étoitpas une peute difficulté de savoir à qui appartenoit le droit d’aílem-bler un Concile, sur tout dans un temps de Schisme, comme on l’afait voir au commencement de cette Histoire. Gerjòn dit là-dessusson sentiment avec beaucoup de liberté. II prétend que lors qu’ils’agit d’éteindre un Schisme , 5 c de juger des Papes qui font enscandale à l’Eglise, aucun d’eux n’a le droit d’assembler le Concile,ni d’y présider, non pas même celui qui est le plus généralement re-connu, & qui a le plus de droit de sc regarder comme le Pape légi-time. Car, dit - il, fi Jean XXIII. qui efi dans ce dernier cas , veutassembler le Concile , £5? y présider , qui eft- ce qui osera l‘y contredire , ouproposer la moindre chose pour la Réformation (st pour ! Union de l'Egli »se ? Usuelle apparence y a -1 - il que des gens qui s'en font approprié tous lesbiens par leurs réservations (st par d'autres semblables pratiques , consen-tent jamais à renoncer au Pontificat , tant qu'ils seront les maîtres? IIconclut de-là, que dans un temps de Schisme , (st lors qu'il s'agit de ju-ger un Pape , ce ri efi point au Pape à assembler le Concile , mais auxCardinaux , (st Evêques , aux Prélats (st aux autres Ecclésiastiques ,conjointement avec les Seigneurs temporels , & que si le Pape le veutmêler de le convoquer, on n’est pas obligé d’y venir. II ne donnepourtant que fort peu de part dans cette affaire aux Cardinaux à cau-se de leur attachement au Pape, & de l’mterêt qu’ils ont à main-tenir celui qu’ils reconnoissent pour tel. En cas, dit-il, qu'iln'yaìtpoint d'Empereur pour convoquer un Concile , cette Convocation appar-tient premierement aux Evêques qui font , à proprement parler , les Suc-cesseurs des Apôtres , £5? en second lieu aux Cardinaux (2.) qui selon Van-cienne institution sont inférieurs aux Evêques , puis qu'ils n étoient autre-fois que des Prêtres de Rome établis pour ensevelir les morts , pour bapti-zer les Prosélytes ,£5? pour leur administrer les Sacrement , Vautorité qu'ilsont eues depuis n'étant qu'une usurpation toute pure. z. II soutient quec’est à s Empereur, en qualité d'Avocat (st de Défenseur de l'Eglise ,d’assembler les Evêques, les Cardinaux, les autres Ecclésiastiques,ôcles Docteurs, de concert avec les Rois & les Princes de la Chrétien-té qui font obligez de faire la même fonction au défaut de l’Em-pereur»

tizanâum novìter venìentes ad filem, & eh Ecclefiaftica Sacramenta mìnìíìranâmn —Ergo minorent locum Jerundunt Deum , esc infiituta Ec. lesta obtinent Cardnul.t quintEftscopì ; licet u/urpative opposttum patent m tisdem Gers. cap. 15. ap. V, d. Hardi. T.

1 . Part. V. p. 104.

Tome 11.

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