z$o HISTOIRE D U CONCILEpereur. II employé un Chapitre tout entier à prouver par l’His-toire, 6e par plusieurs raiíbnnemens le droit qu’ont les Empereursd’assembler les Conciles Oecuméniques 6c, entre autres exem-ples, il allègue celui d 'Otton I. qui assembla deux Conciles à RomeEn 963. dans l’un desquels il fit déposer le Pape Jean XII. à cauíe de sesmauvaises mœurs, 6c dans l’autre Benoit Antipape que les Romainsavoient élû contre le serment qu’ils avoient fait de n’en point élire,,que du consentement de ? Empereur. On ne sauroit exprimer avecplus de force que Gerson le fait l’obligation indispensable où sontles Empereurs, les Rois 6c tous les Princes 6c Seigneurs Séculiersd’employer leur autorité 6c de sacrifier leur vie pour le bien del’Eglise, dont il les regarde comme les Peres , les Médecins , 6c mê-me les Chirurgiens qui ont reçu le droit d’arracher 6c de couper de-puis la tête jusqu’aux pieds, tout ce qui est corrompu 8c gangrené.Car, dit-il, fi l'on a vû les Empereurs , les Rois , (fi les Princes du-Sìecle entreprendre au péril de leur vie , (fi de leurs Etats de recouvrerla Terre sainte d’entre les mains des Infidèles , doivent-ìls épargner leursfoins (fi leur vie , pour délivrer la Chrétienté elle-même de Voppression oh.elle se trouve par le Schisme -, (fi par les. déreglemens. des Papes (fi desautres Ecclésiastiques? 4. Au défaut des Rois 6c des Princes, Gersonprétend que le foin d’assembler un Concile regarde tous les Chrétiensjusqu’aux Païsans, (t) (fi même jusqu'à la moindre vieille femme , par—ce que IEglise Universelle peut se conserver dans la personne de. la. moin-dre vieille .
Après avoir établi la supériorité du Concile §C le droit qu’ontl’Empereur, les Princes, 6c tous les Chrétiens d’en assembler un,pour éteindre le Schisme, 6c pour reformer l’Eglise , il proposequelques Réglemens qu’on doit suivre pour y réussir. Le pre-mier est, que l’Eglise Universelle prenne bien garde de ne jamaispermettre à aucun Pape de contrevenir , fous quelque prétexte quece soit, aux Décréts d’un Concile Général, de les interpréter à songré, ni d’y rien changer, parce que ces changemens, quand il yen a à faire , appartiennent à un autre Concile Général. H est.dit-il, plus. clair que 1 e jour que lés Décréts des quatre premiers Con-ciles ont été mis en oubli , (fi tout-à-fait anéantis par l'avarice des Pa-pes , des Cardinaux (fi des Prélats , par les réservations des Pontifes ,par les Constitutions de la Chambre Apostolique , par les Régies de laChancellerie , par les Dispenses , par les Absolutions , par les Indul-gences , par les Consestìonaux , (fi par les Offices de la Pénitencerie. 11soutient qu’un Concile Oecuménique n’est pas en droit de dispenserqui que ce soit, non pas même un Pape, de Tobservation de ses
Dé-fi) Sicut Fcdefîà Umvtrsalis potes fahiarì in minima vetuìa , sic aà faìvatìonem Ec*r lesta Univer/alis pojjet convocatia Çonàlii fitri per minimum vetttlam, Gers, ub, sup. jy