pour Gerson et pour le C. de Constance. 4 fj
„ de foiblesse, & de lâcheté (spiritâs pufillanìmitate.') Ainsi qu’un,, passereau il a échapé des filets des Chasièurs. On lui tendon de„ toutes parts despieges, mais il s’est sauvé, comme il a jû, du„ naufrage de la République dans l’eípérance d’un meilleur tcms.
„ M o ni qju e. 11 faut en effet espérer, qu’un jour la Vérité se-,» ra la plus forte.
„VoLucER.Je ne sai quand cela arrivera 5 mais je vois de mes propres„ yeux, ce quedifoit Ifàie LlX. 14.1s. L'Equité nous a abandonnez , la Je fuis la,, Juftices'eft retirée de nous,parce que la Vérité a été renversée dans les Version de„ Places publiques : celui qui s'est retiré du mal a été exposé en proie, fc.n * >ort R °y a ^*„ effet on volt la fausseté,non une fausseté médiocre , mais la mé-„ chanceté hérétique Qoœreticampravitatem) aller la tête lévée dans„ les rues, & dans les Places publiques, insultant la Vérité Catholi-5 , que,& íës déstníeurs, les foulant avec leurs pieds souillez ( sordidis-„ fimispedibus) & triomphant d’eux avec l’audace d’un Conquérant.
,, Moniqjte. Mais dites-moi,je vous prie,d’où vient ce boule-„ versement? Le sacré Synode Général,qui avoit été principalement„ convoqué pour sa défense, n’a-t-iî pas pris en fa protection celle- (a) oper. Gers.„ ci (a)”?Sans insister fur cette plainte,& fans répondre à la question T.í. p. 13t.de Volucer , Monique continue à demander plus amplement des nouvellesdç Gerson .On volt bien-lâ, que Gerson ,quoique mécontent du Concileà certains égards,le ménage pourtant,ôc ne.veut pas le contredire ou-vertement , parce qu’il en a reconnu l’autorité, & qu’il l’a même é~lévée au-dessus de celle du Pape. C’est ce ménagement, qu’il expri-me ailleurs en ces termes : Je ne veux pas , dit-il à Monique, mettrema bouche contre le Ciel en parlant du tr'es-Saint Seigneur, & Oint duSeigneur. Mais il a des Collatéraux ( 1 ) qui se sont ' conduits fort négli-gemment à Végard des intérêts de la Vérité Catholique dans une matière àpeu près semblable , je parle de ce qui regarde les Polonais , (J qui n'ontjamais pâ être portez , ni par paroles , ni par écrits , à poursuivre , Uà terminer cette affaire (z). II y a dans ce même endroit un bon té-moignage, que Gerson ne s’étoit pas rétracté. Après que Volucer arapporté les plaintes, qu’on fit publiquement à Constance depuis sé-lection du Pape, de ce que l’on temporisoit, & l’on tergiversent auConcile à l’égard de la Réformation de l’Eglife,& de la condamna-tion des propositions pernicieuses de Jean Petit , & de Jean de Fal-kemberg , Monique demande ce qu’on avoit répondu à ces plaintes.
Volucer répond : ,, On n’y a point répondu : au contraire tout est
,,, allé de mal en pis, jusques-là que les Polonois ont interjetté Ap-„ pel au futur Concile. Et au lieu de répondre à cet Appel, on a„ lû, à ce qu’on a dit, dans un Consistoire général & public tenu
„ fur
(1) Ce font les Cardinaux.
(z) Ce font les plaintes des Polonois contre le Livre séditieux de Talkemhrg,
XSÌalog. pro çondemn. proposa. T.II. p.390.
Tom. II
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