pour Gerson et pour le C. de Constance. 467
se trouvent que dans l'Eglise qui eft fondée sur la pierre , qui a reçû lesclef s pour lier & pour de lier , 13 qui Jeule pojsede toute la puissance (a).
11 n’y a pas-là un petit mot du Pape, m du Siège de Rome, & je cap.v.'ne fuis pas surpris que Gerson préféré Bonaventure aux Canoniíìes mo-dernes. II etì vrai que le Pérc Petitdidier a allégué un paflâge deBonaventure , où il íemble fe déclarer pour l’infaillibilité de l’ligliíêRomaine en ces termes : Et ad koc pat et responsio per prœdicta , quianon corrumpimus , fed perficimus , nec Sententìa lata eft contra per f cìen-tes ì se d contra corrumpentes. Vel potefl dici ì ficut dicìt Anselmus, quòdnovum edidimus , quoique facere potuìmus : quia Romana Ecclefia pleni-tudmem poteftatis à Peiro Apoflolorum Principe acceperat , in quant nullaPatrum Sententìa nec inter diéìum proponere , nec arSiare potuit , nec eipr£judicare , nec ligare eam ad aliquid (b). Mais x. ce passage n’est pas {b) Traité'tiré des Livres de Bonaventure vantez par Gerson , St c’est dequoi il ^col.pag.s’agit. En second lieu Bonaventure n’agite point ici la question de 3la supériorité du Pape ou du Concile Général, il dispute contre lesGrecs en faveur de l’Eglife Latine.
z. Au fonds cet examen n’est pas nécessaire, parce que les Let-tres, où Gerson -préféré ces Auteurs à ses propres Ouvrages, font debeaucoup antérieures au Concile de Constance, comme je viens dele faire voir. A l’égard de Thomas d'Aquin , dont Gerson dit qu’ilexcelle fur tout dans la Seconde de la Seconde de fa Somme (c), il est ^ J' ^ioS.vrai qu’il y a un passage bien formel pour la supériorité du Pape, austi '
le P. Désirant ne l’a-t-il pas oublié. 11 faut le rapporter pour y fai-re nos réflexions. Sur la question, s'il appartient au Pape de dresserun Symbole de Foi. ? Thomas , suivant fa méthode, après avoir expo-sé les raisons de la négative, fe déclare pour l’affirmative en ces ter-mes : „ Je réponds qu’il faut dire, comme on l’a dit ci-dessus,
„ qu’il est nécessaire de faire un nouveau Symbole, pour éviter leserreurs qui s’élevent. La publication d’un Symbole dépend donc3 de l’autorité de celui à qui appartient le droit de déterminer fina-" lement en ce qui est de la Foi, afin que cela soit crû générale-55 ment Sc invariablement. Or c’est ce qui depend de l’autorité du" Souverain Pontife, auquel font renvoyées les causes majeures, 6c», les questions difficiles, comme il est dit dans les Décrétales, extras» de Baptisimo C. Majores. De là vient que le Seigneur (Luc XXII.)
,, a dit à Pierre , lequel il a établi Souverain Pontife, J'ai prié pours j toi que ta Foi ne défaille point 6tc. Et la raison en est que commetoute l'Eglise ne doit avoir qu’une feule Foi, selon ce qui est dit’ I. Cor.I. Parlez tous un même Langage ., & qu'il n'y ait point de" Schisme entre vous. Ce qui ne pourroit pas s’observer, fi, quand” il survient quelque question de foi, elle n’étoit décidée par celui>* qui préside fur toute l’Eglife, afin que sa décision soit constam-», ment tenue par F Eglise universelle. C’est pourquoi la composi-î, tion d’un nouveau Symbole appartient de droit au seul Souverain
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