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Tome second.
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pour Gerson et pour le C. de Constance; 471

II leur a de beaucoup préféré ceux de ses Prédécesseurs.

11 a fait grand cas de la doctrine de Thomas cl'Jquin , quoique cedernier ait dit que c’est au Pape à dresser un Symbole de Foi, parcequ’il est le Chef de l’Eglise Universelle, laquelle un tel Symbole re-garde, 6c qu’il peut seul aífèmbler un Concile Général qui la repré-lente.

Donc Gerson s’est rétracté.

Admijs rtsum teneatis amìci. J’ai suffisamment prouvé,& me me dé-montré autant qu’un fait peut l’être, que Gerson ne se rétracta jamais.

Ajoutons pourtant encore quelques preuves par surabondance de droit.

X. Si Gerson s’étoit rétracté fur la fitrde fa vie,personne ne pou-voit le mieux savoir que son Frère qui s’appelloit Jean Gerson , Prieurdes Celestins à Lyon.* Voici ce qu’il écrit en 142.3. à Frère Anselme Celestin qui lui avoit demandé la communication des Livres denotre Gerson. Après avoir dit que de son tems plusieurs avoient é-clairci beaucoup de vérités qui avoient été fort embrouillées dans lesSiécles précédents, il met son Frère dans ce rang : „ C’est ce qui

, a paru, dit-il, en dernier lieu dans le Sacré Concile de Coníian-ce, où tant au nom de -Charles VI. Roi de France, qu’en celuide l’Université de Paris, desquels il étoit Ambassadeur solemnel,

" 6c en son propre nom il a travaillé de toutes sos forces, pour ern-pêcher que par les malignes intrigues del’ennemi, ce Concile,

” qui étoit aslèmblé pour l’union de l’Eglilè, 6c pour l’extirpation-, des hérésies ne fût dissous, 6c ne s’en allât en fumée. C’est là-,, dessus qu’il composa d’excellens Ouvrages qui furent publiez dans,, ce Concile. En dernier lieu comme un chien fidèle, 6c vigilant,combien n’a-t-il point aboyé contre des hérésies pestilentieuses,

,J 6c c’est ce zélé pour la Vérité qui l’a réduit à quitter fa maison,íà patrie, sa ville, ses parents, ses amis, ses charges, ses biens,

,, ôc qu’il est exposé à des embûches perpétuelles (a)”. Est-ee là le (a)o per.úerf.fort d’un homme qui s’est rétracté des fentimens qui lui avoient at- A^ At-tiré la persécution? Vrais,dira-t-on, cette Lettre est écrite en 1413,

& Gerson n’eít mort qu’en 142.9. II ne s’étoit pas non plus rétractéen 142.4. comme on vient de le voir. Et si depuis il s’étoit rétrac-té, il ne feroit pas mort dans fa retraite, il scroit retourné dans íâmaison, dans fa patrie, dans fa ville, avec ses païens, ses amis, 6cil feroit rentré dans ses biens, 6c dans ses charges, comme il le dési-roit, à ce-que témoigne son Frère , prœftolatur cum : slentio saîutareDei , st sorti st spes , f viniat tempus miserendi ejus. Mais ce quiprouve invinciblement que Gerson ne s’est point rétracté, c’est queceux qui ont fait son Apologie n’avoient qu’à alléguer cette préten-due rétractation, pour répondre aux objections tirées des Traitez, oùil établit la supériorité, des Concilesssur le’Pape, le droit d’appeller deses Jugemens au Concile Oecuménique, 6c qu’on peut même lc dé-poser en certains cas, au lieu de l’excufer d’une autre maniéré, com-me