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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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30 'Traité de la Noblesse ,

& gioriosá majorum fuorum stirpegnatus est , habuit enìm patrem Chust, avum Gtf«doliam , proavum Amariam , abavum Ez,echiam.foannes Celui qui est annobli acquiert 1 a Noblesse , mais non pas la Race. Elle a, selonLimneus , Limneus, la puberté en ses enfans, l’adolefcence en ses petits-fìls , & la maturitécap. 66 . de en f es arriére-fils. Oui mbilitatur , mbilitatem quidem çonfequi, fed non genus ; li-Tthiieamen y eros e j H fdem genus habere , fed nullam habere genttlìtatem , in primo acquirente nafci.

in filiis pubefcere , in nepotibus adolefiere , (fi denique in pronepotibus maturiorem ata-tem conjequi.

L. i. c. y. Charles Loiseau, pour apuyer cette opinion , se sert de la comparaison de l’or que

nu. 31 des les Alchimistes disent se changer trois sois avant que d’acquérir fa qualité. Audi

Offices en ] a troisième génération purifie le sang & la race, & elle en efface tous les vestigesgénéra . roture>

C’est ainsi que Barnabas Moreno de Vargas interprète cette Noblesse en son lan*gage Espagnol : Fidalguia es Nobleza que viene a los ombres por linnage.

Dans l’opinion de Landulphus, c’est une dignité qui vient par degrés de la beautédu sang, qui prend son origine des Ancêtres, & qui est continuée par le même sangaux enfans légitimés.

L’on remarque aussi , que l'Empereur Sigismond ayant été suplié par un hommerustique de l’annoblir , il lui fit réponse qu’il le pouvoit bien enrichir , mais nonpas lui donner la Noblesse, c’est-à-dire la Race ; pojfem divitcm ejstcere , nobilemh and pofium.

Torquato Tasso dit que la Noblesse de Race est une vertu reconnue par plusieursbelles actions continuées : Que ceux qui se vantent de cette qualité, doivent enaugmenter le lustre par leur mérite, & s’apliquet* singulièrement à rehausser la vertude leurs pères.

z. de dìgnì- Barthole définissant la Noblesse naissante , assure que c’est une grâce conférée partaie. c • it- i e p r i nC e à celui qu’il éleve au-dessus d’honnêtes Plébéiens : mais que comme l'hi-rondelle ne fait pas le Printems, de même cette Noblesse naissante n’est pas parfaite,& elle n’acquiert la Race qu’au quatrième degré : A Tobilitas est qualitas per Prin-cipem Mata , qud qui s supra honestos Plebéios acceptas ostenditur : fed quia birmd0non facit ver , ita de nobili généré ; non perficitur ufque ad quartum gradum.

Hist. de François la Louette parle de la Noblesse de Race en ces termes : Quant à ceux

Couçy. nous mettons en la troiste’me condition des Nobles de nativité , il faut considérer

deux choses en eux : V une, dont il fe faut donner soigneusement garde , que leur bifajeulauquel commence le premier degré (fi stuche de cette Noblesse , ait vécu en la façon &vocation des Nobles, (fi que son fils l’ait aufiï suivi en cette même vocation ; (fi pareil-lement son petit-fils, qui fait le troisième degré : (fi que les enfans du petìt-fils faisansle quatrième degré, aient été de pareille condition. Vautre , que de ces quatre per-sonnes , il rìy a que le dernier qui soit Noble : car » combien que f exercice de vertuLivre de la ait commencé au premier, (fi suivi au fìcond, (fi au troisième ; toutesfois elle n’a puc^dídroît î r0 ^ Hire & m °ntrer fin effet qu au quatrième , étant Ut loi & la volonté du Prince 3François ^ chef (fi le soleil des Nobles , lequel pour donner plus de lustre (fi d efficace tt

-avec le cette Noblesse, a voulu mettre cet ordre , qu’elle fût feuletuent conçue es trois premiersdroit Ro- degrés , (fi engendrée au quatrième. L’arbre ne porte fruit si-tôt qu il est plante ;

l’homme n’est pas parfait si-tôt qu’il est né , la Lune n’est pas parfaite dès fin Croissant,èitiorcscod'. Bernard d’Autun dit, qu’en France pour être estimé Noble de Race, l’on ne

de commet- considère que l’ayeul, & le père, & la personne qui se dit Noble : Pâtre (fi OVO con-

ciis èr mer-fulibus, ex L 27. Cod. de Decurionibus i Ce qui est attesté par Juvénal.ctttoribus. -*

Juvénal. Qfiffior avus, pater atquc meus .

Satyr, 8.