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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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& de fis dijfierentes efipeces. *87

lhonnsur & la réputation, qui ne sacquiérent que par des actions généreuses.

CHAPITRE CI.

Des Aides de Chevalerie.

L 'Aide de Chevalerie est un droit que le Roi peut lever fur quelques-uns de sesSujets, soit lorsque Sa Majesté fait le Prince son fils aîné Chevalier, soit pourle mariage dune fille aînée , soit pour une nouvelle Milice , soit pour un voyageen la Terre-Sainte , ou pour un paiement de rançon. Cela se prouve par plulieursTitres confidérables.

Le Roi d'Angleterre a aussi cet avantage quil peut demander un raisonnable se-cours dargent à ses Sujets pour faire son fils aîné Chevalier, en Page de quinze ans ;sçavoir vingt schilíins sterlins pour chaque fief de Chevalier , & autant pour vingtlivres de revenu en roture franche.

On voit dans un Arrêt du Parlemefit de la Pentecôte de Pan 1270. que le RoiSaint Louis leva une Taille & une Aide fur les Bourgeois de Paris, pour la Cheva-lerie de Monseigneur Philippes son fils aîné , & pour le'voyage dOutremer. MaisThibaud d'A filières Ecuyer , en fut déclaré exempt, encore que fa mère fut Bour-geoise de Paris , aussi-bien que ía femme ; on se sonda sur ce quil étoit Noble , 8 cfils de Chevalier , & quil ne tenoit aucun fonds dans la Bourgeoisie de Paris. Jeraporterai les propres termes de P Arrêt.

F a tla t allia Parifins pro dono faclo Domino Régi à civibus Paris, pro mìlitja DominiPhiiippi primogeniti jy.i , fi pro via tranfmarina , diili cives pro tallia cadem superThcobaldum de AJheriis Armigerum quandam fiummampecuniet affederunt. Ipjo ver'osaper hoc conqucrente dicenleque se talliayn hujujmodi r.on debere , propofucrnnt diblicives contra eum qtcod ad solvendam talliam hujusmodi tenebatur , eo quod mater suacivis Parifìcnfis effet , fi Parìfius morarctur , ipfeque Parifins maneret cum ea , nau-dens lìbertaiibus IFHU Paris, es ibidem négocia sua exerçons , cum etiam filiam Purgen-sem in uxorem haberet. Ad hoc refpondebat Theobaidusprœdiftus quod minime teneba-tur ad diíiam talliam persolvendam , cum effet nobilis fi filins militis , nec civis effetParis, vcl ibi domicilíum haberet, nec terram etiam t encres in Burgefia Paris, pro utfibi imponebant , sc d erat cadem matri sua , cum qua ipse morabatur Paris, non tan -quam Purgeais , su mercator ; sed tanquam filius ejus c 7 Pares : demum auditis bineinde propofitis, prouuncialttm fuit diblum Theobaldum ad folvendum talliam hujuf-modi non tetteri.

Par Arrêt du Parlement de la Chandeleur de Pan 1270. il fut ordonné que lesBourgeois de Bourges paieroient deux mille-livres tournois; tant pour le même Aidede Chevalerie , que pour le mariagesIsabelle de F tance fille de Saint Louis, avecThibaud Roi de Navarre , Comte de Champagne : cet Arrêt est conçu de la lorte :Petebatur pro Domino Rege ; tanquam jusstmm-, dc jure communs fibi débitum aCivibus Bituricenfibus auxilium pro militia Domini Phiiippi primogeniti fui, qui n u ticrégnât , mortuo parre suo , fi pro r/tarit agio Regiu.e Nav arrêt filiœ sua primogeniti.Responsum fuit a civibus ipfis quod ad auxilium fibi débit um minime tenebarstur , cumtallia nunquam fclverint , nec in partibus illi folui confueverint, fi maxime cum abhtijujmodi quiti fint per Chartam suant regiam , qua eos a t cita , tallia> bot agio , ficnlcitrarum cxaítione omnino libérât, fudicatum fuit quod ipfî cives ad prêtsandumDomino Régi pretdìPlum auxilium fibi débit um tenebantur. Et considérât is fille facul-tatibus , taxatum fuit per Curiam diílum auxilium f bi debitum , ad duo mi Hia libr,.-rum Turonenfium.

Q.q >1

Hist.des af-fairesdAngle'terre parMr. Cham-berlain.

Ex A'rtfìr-Par.amrmiPente, oflesav.no 1270.

ArreflxTailamcntCandilo r /eav.no 1170.