4 Ì 'Traité de la Noblesse,
Leg. Sénat, ensans naturels né suivent pas feulement la condition du péré í mais endors íeifilium ff. de adoptifs , non tantttm dicuntur Senatorìs filii qui naturales smt , sed & adop-Senatoríb. tivis. C’est auíïì l’opinion de Raymond ; & c’est ce que chante Ovide dans ses
in trait. dc yà ."
Nobilitate
in 4. qiust. Hic ad te magna descendit origine menjìs ,
Ovid. L 4. £[ fí t adoptivà nobilitate tuus.
faflor.
omt. pro Cicéron étoit d’avis que les ensans adoptifs suivoient l’état du père adopris ; dé*domofua ad f orte q Ue fj k p C ' re q U i adoptoit étoit de race patricienne , ou de race plébéienne ,fontipces, J e dlz prenoit la méme qualité ; Filios adoptivos sequi conditïonem statumque patrieadoptivi, ut Ji is pater effet patricii generis , & filius quoque talis effet ; & e con -trario fi plebeii, plebeius quoque filius censeretur. Cela étoit sondé sur cette maxi-me , que celui qui est adopté par l’ingénnacquiert les droits d’ingénuité ; &que le serf adopté par un libre , obtient la liberté. Ex l. sciendum ^z. ff. de ritttnuptiarum > ubi adoptai us ab ingenuo confiequitur jura ingenuitatis : (fi §. final*Inflit. de adoptionibus.
tonus Car - Toutefois Bonus Curtius tient le contraire : Il dit que la Noblesse de race esttius in fuo une qualité ou dignité , qui vient cle la clarté du sang ; & qui prenant son origi-traâatu, 4. ne d e s parens, se continue par la génération dans les ensans légitimes ; ensorte queparte, ] es adoptés ne participent point à la race du père adoptif. Nobilitas generis efi qua-litas quadœm five dignitas proveniens a corttficatìone clari sanguinis , a parentibus»... originem fumens, & in legitimos libéras per carnem continuât a : uúdoptivi nihil ha*bent de généré patrmn adoptivorum.
ìn l arro e ^ £t > solo n la loi, les ensans par adoption ne font point ensans de nature &
gatur ff de de sang , & ils ne font fils que par une simple apellation. La nature sert en cela deadop. l.filio bornes & de limites à l’autorité des Loix Civiles : Et fi le Noble qui adopte unquemz^.ff. Non-noble , lui transmettoit la Noblesse par la voie de l’adoption, il auroit indi-dsadopt. rectement le droit d’anoblir, qui n’apartient qu’au Souverain.
La loi imite bien la nature , mais elle ne fait pas qu’un Roturier de naissance de-vienne Noble de race; il suffit qu’elle ait ce remède, de donner des ensans aux pè-res qui n'en ont point eu , ou qui les ont perdus ; & qu’elle répare les ruines de lanature mortelle. Si ces Pères font Nobles , ils doivent adopter des personnes decette qualité, pour être dignes successeurs de leur Race ; car la loi ne peut confé-rer ce caractère. D’où vient que les Lettres de Noblesse portent d’ordinaire cetteclause , ( Pour anoblir P Impétrant efi ses hoirs sortis de lui en légitime mariage ; )
’Andréas ce fi m exclud les ensans adoptifs , qui ne sont que légaux , & non pas naturels.Tmq.Sena- Tiraqueau résout la question , lors qu’il dit que selon les loix de ce Royaume »tor Parif.in les ensans adoptés deviennent plus illustres, mais ils n’acquérent pas la race.
Comment. jj demande ailleurs si le fils adoptif succède au droit de primogéniture , vû qu’iî* ff y en a qui sont d’avis que les fils adoptifs succèdent avec les naturels & légitimes ;In tï'aííaùi mais je ne voi point, dit cet Auteur , qu’un fils adoptif puisse succéder au droitRetraft. lit. de primogéniture > parce qu’il n’est pas premier-né, & ne peut être apellé de cer. §• 1. nom , n’étant point engendré par le père adoptif » de la succession duquel il s’agit ;ln traílatu & ce sont deux choses très-différentes, que d'engendrer Sc d’adopter ; l’un vient84 m <]uâ.fl ' 1 à ^ nature » & l’autre non, Non video quomodo hic filius adoptivus in eo jur&L.utt. Cod. poffit succedere , ut qui non fit- nec dici poffit primogenitus ; nempe quia non efi ge-deadopt.fi - nìtus à pâtre adoptivo de cujus fuccejfione agitur ; nec enim dicitur primogenitus il-iii adopt. li HS , q H i ///o non efi genitus aliud enim efi gignere , aliud adoptare > illud enim
*limnatu naturái e fi - boc minime.
r ai-, but & Enfin Balde dit pareillement, que la primogéaiture est de nature & non d'V