r ft) de ses dìfferentes ejpeces. 89
Thiîippes Moreau Bourdelois, André de Chefne, & autres Auteurs qui ont écritcie l’ancienneté & de l’excellence dc la Maison de Montmorency, la fout descendrede Lisbius , qui le premier des François embrassa la Foi Chrétienne l’an 496. Sc di-sent qu'en la présence de Clovis il se jetta le premier par un excès de zélé, dans l’eauqui étoit préparée pour le Baptême des Cathécuménes.
Jean Scohier Beaumontois, en la Généalogie .qu’il publia l’an 15 89. de la Maisonde Croy , sait descendre la Maison de Renty , de Wambert Baron de Renty & dcWanburge sa femme , qui vivoient dans le pays d’Artois l’an 570.
Les Seigneurs de Bailleul tirent leur extraction de Gilles de Bailleul Normand ,qui combatif un Breton l’an 700. si l’on ajoute foi à ce qui s’en voit écrit.
Ainsi plusieurs autres grandes Maisons font remonter leur origine jusques aux sié-cles les plus éloignés. Celle de Sanglier Boisrogues en Poitou , sc dit venue d’u nAper , qui fut tué par l’Empereur Diocletian , élevé à l’Empire l’an z 84. L’an-cienne Maison de Cléves, ( autre que la moderne , qui descend des Comtes d’Al-tene , ) a cherché pour ancêtre jusques dans les premiers siécles, Elias de Graéle »qui alla a Nimégue pour y épouser l’héritiére de la Principauté de Cléves. Cela estrepresenté en miniature dans les Archives de la Maison des Ducs de Mantoue Se deNe vers, Se dans un Livre intitulé le Chevalier du Cygne.
Toute cette antiquité ne sert qu’à illustrer les familles , Se non pas pour en établirla descente. La même chose se peut dire de la Maison d’Ivetot, dont les premièrespreuves ne sc peuvent raporter nettement par les Historiens.
Je laisse donc aux Sçavans Se aux curieux de décider ce point de la Noblesse desSeigneurs d’Ivetot Sc des privilèges qui ont paru attachés à leur terre. Ils se sou-viendront peut - être , que la possession immémoriale vaut de titre parmi les chosesdouteuses, Se qu’en pareil cas on ne sçauroit rendre raison de beaucoup d’autresérections Sc privilèges, qui n’ont point de plus solide fondement que la tradition 8 cBoni - dire. Car qui demanderoit qui a érigé certaines terres en dignité, Sc qui »établi certains fiefs, on n’en sçauroit fournir le preuve : Traditio est , disoit Ter-íullien , nibil quaras amplius.
CHAPITRE XXVII.
Ve F anoblissement par les Armoiries ; & fi les anoblis se peuvent attribuer
ces marques de Noblesse.
? Our montrer que celui à qui le Roi sait la grâce de donner des armoiries, esttacitement anobli , on raporte Fexemple des Esclaves qui étoient affranchis àRome lorfqu’ils marchoient avec le bonnet, aux Obsèques des Morts. L’Empe- i. u ric.§.reur Justinien ordonna qu’ils demeureroient Citoyens Romains, voulant qu’aprèsy^ 83 quiavoir marché en cette pompe , ils fussent mis en liberté. Sed est qui Domini funus Dombúcod.pileati antcceàunt, vel in fiso latere fiantes , cadaver ventilare videntur, st hoc ex vo- L at.b-luntate fiat vel testatoris vel haredis , fiant illico cives Romani , este. ^ erí ‘ t0 '
Quintilien fait fur un pareil sujet une grande invective contre celui qui vouloit veclant.retenir en servitude un jeune Esclave, qu’il avoir fait passer en public , cum prœ- 340.iextà , avec une robe bordée de pourpre , ( ce qui n’étoit permis qu’aux ingénus,c’est-à-dire aux enfans de franche condition, ) & il soutient qu’il devoir demeureraffranchi. Macrobe en parle aussi dans son Livre 1. dés Saturnales, chap. 6.
Les Esclaves devenoient encore affranchis, per Jlstensam (st Convivium, s’ils avoientrang à !a table de leurs Maîtres, Sc à leurs festins. C’est l’opinion de Caius, in .institmionibus, Sc de Tertuîlien, lib. de refurreídione c ami s cap. 57.
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