ft) de ses différentes Espèces. . j 3 7
24. ans après la démission de Jean Duderé , les défendeurs ne pou voient passeûtenir cette qualité. Leur réponse contre Nicolas de Licourt, chargé du recou-vrement des taxes , faites fur les usurpateurs du titre de Noble & d’Ecuyer ,étoit que les vérifications n’étoient pas toujours une confirmation nécessaire ,• dontles Ordonnances & les volontés des Rois eussent besoin , pour ctre exécutées; maisseulement une voie plus prompte pour en donner connoiílance aux Juges ; asm d’ytenir la main , & de les faire observer par les peuples. Que quand il a plu auRoi de donner ses ordres pour la recherche des usurpateurs de Noblesse , ses in-tentions ont été bien éloignées de souffrir qu’on en prit occasion de troublerceux qui fe trouvent sondés fur une possession immémoriale, & fur les Editsles plus forts & les plus autentiques des Rois ses prédécesseurs. Ainsi , que lors-que les Traitans & les préposés cherchent a y donner atteinte par des objectionsfans fondement , il est vrai de dire, que de quelque motif que leur procéduresoit animée, elle est toujours blâmable en plusieurs manières ; puisque c’est aplf-quer la Loi du Souverain à un effet tout contraire à fa pensée ; c’est la tourner enpiège contre fe s Sujets, 8 c c’est enfin tâcher de surprendre l’équiré & la Religiondes Juges.
Pierre Poillalion sieur d’Aigneux demeurant à Nangis Election de Rozoy en îaGénéralité de Paris, eut un Arrêt du Conseil d’Etat, tenu à Paris le 23. Septembre1666. portant maintenue, contre Jacques Duret ; parce qu’il étoit issu de PierrePoillalion Sécrétaire du Roi, qui avoit exercé cette Charge depuis Fan 160.5..jufqu’en 1625. qu’il obtint des Lettres d.’honneur au mois d’Août.
Jacques Dorât sieur de Chastellus , plaidant contre les Collecteurs dë la Paroissed’Ecolle , a été déclaré Noble par Arrêt de la Cour des Aides de Paris le 8. Août1672. comme fils de Joseph Dorât qui avoit exercé la Charge de Sécrétaire plus devingt ans.
Plusieurs des Secrétaires du Roi qui avoient des Lettres d’honneur, n’ont paslaissé d’être inquiétés en leur qualité, mais inutilement. Entr’autres Jacques Guil-lebert sécrétaire du Roi honoraire , fut maintenu en son privilège de Noblesse con- -tre Jacques Duret, par Arrêt du Conseil d’Etat tenu à Paris le 2t. Mai 1667.
Louis de Beauvais sécrétaire du Roi honoraire obtint un pareil Arrêt du Conseil 1d’Etat, du 18. Août 1667. contre le même Jacques Duret.
Ainsi Charles Cossart de Pontoise , Sécrétaire du Roi honoraire, par Lettres da-tées du 14, Janvier 1664, fut conservé en fa qualité de Noble, suivant deux Or-donnances des Commissaires de Sa Majesté, pour la recherche des usurpateurs du ti-tre de Noblesse : l’une donnée à Paris le 9. Juillet 1668. l’autre à Vernon en laGénéralité de Rouen , le 6. Mars 1669,
Par un Edit du mois d’Avril 1672. donné à Versailles, le Roi réduisit ses Sécré-tasses à 240. pour ne composer à l’avenir qu’un même corps , fans distinction , avecconfirmation de tous leurs- privilèges anciens. C et Edit porte que les Greffiers desCours ne pourroient signer aucuns Arrêts , s’ils ne sont pourvûs de l’un de ces Of-fices de Sécrétaire. II fut enregistré au Parlement, à la Chambre des Comptes, &à la Cour des Aides le 7. Décembre suivant, & au Grand Conseil le 22. Février1673-
II se fit une autre réduction de ces Officiers par l’Edft daté de Versailles anmois d’Août 1672. vérifié au Parlement & à la Chambre des Comptes le 7. &le 11. de ce mois. Et Sa Majesté ordonne que les veuves, & les ensans nés enlégitime mariage , dë ceux qui meurent revêtus de ces Offices, quoiqu’ils n’aientpas servi les vingt années prescrites par l’Edit du mois d’Acût 1669. Ensemble lesSécrétasses fuprimés par le présent Edit, qui ont servi vingt années dans ces Offices,