ft) de fes différentes espèces. r. 6z
L’Ordonnance se fit à Gennes fur ce sujet l’an 1506. qu’aucun ne fût fait Ducs’il n’étoit né populaire , JVec quifquam Dux in c a civitate crearetur niji plebeius, cedit Bodin , in Aristocratie. Il ajoute qu’à Raguse il y a vingt-quatre familles seule-ment qui participent aux honneurs de la République. Surit autem viginti quatuor gen-tes , nec plures in ea civitate , honorum Imperii participes.
A Rome , les Conservateurs du peuple Romain sont tirés des Nobles.
Dans la Ville de Florence, la Noblesse sc distingue en deux manières pour le Gou-vernement ; l’une est la Noblesse de Laine ; l’autre est la Noblesse de Soie , qui estplus relevée que l’autre.
On distingue dans la Ville de Naples, les Nobles des autres Citoyens : il y a desfamilles apellées des Sièges de Naples ; il y en a d’autres apellées des Parages de Na-ples : & les Nobles ont des Vassaux dans les Villes Napolitaines.
En Sicile on ne donne point communément de Charges dans les Villes qu’à desNobles : mais à Messine, qui est maintenant sous la domination de la France, il y a-quatre Jurats Nobles & six pareils du peuple , scion Pocilli en son Histoire.
Il y a long-tems que les Nobles, entrent dans le gouvernement des Villes en Espa-gne , ce qui peut venir de ce qu’ils ont conquis le pays fur les Mores, & que pour leconserver on y a laissé des Nobles : Et à Valence il y a certaines familles Nobles quigouvernent la Ville , qu’on apelle Cuidanos Homados.
CHAPITRE XCIII.
One les Rois ne qualistoient anciennement personne leur parent, s’il ne l'e'toit : dr q 11 ?cette qualité ne s'est donnée a ceux qui n étoient point parens, que depuis le régne de-François L
A Nciennementles Rois n’apelloient point les Cardinaux leurs Cousins, non plusque les grands Officiers de leur Couronne , 8 c autres Seigneurs, s’ils ne l’é«toient en effet.
Le Roi Philippes V. dit le Long , écrivant l’an 1318. à Pierre d’Arablay Cardi-nal , Prêtre du titre de Sainte Sufanne, l’apelle son très-cher ami & son fidèle, Canjst-mo amico , dr fideli nostro.
On volt des Lettres de Philippes VI. Roi de France, données à Senlis au mois deDécembre 1538. par lesquelles il traite de très-cher ami & fidèle, Taleran de Péri-gord Cardinal, Prêtre de la Sainte Eglise du titre de Saint Pierre aux Liens.
Par d’autres Lettres du même Roi , données au Bois de Vincennes l’an 7338. ilapelle son fidèle ami Pierre Roger, Cardinal de Rouen. ( C’est qu’il étoit Archevê-que de Rouen , & depuis Pape sous le nom de Clement VI. )
Ce Prince écrivant d’Arras au mois de Juillet l’an 1340. à son amé Philippe JeanChevalier, le dit neveu de son très-cher & féal ami le Cardinal d’Albanie.
Le Roi Jean dans des Lettres du mois de Juillet 1354. traite aussi d’amis, Ray-mond Cardinal du titre de Sainte Croix en Jérusalem , & Galhard Cardinal de SainteLucie : & ainsi des autres.
Le Roi François I. fit expédier des Lettres à Constances le 3. Mai 153 a. signéesdes Landes , pour la foi & hommage que lui rendoit Jean du Saussay Ecuyer, àcause de la fiéferme de Monchaton , dépendante de la Vicomté de Constances,dont voici les propres termes : Entre les mains de notre tr'es-cher dr féal grand ami leCardinal de Sens, Légat dr. Chancelier de France ( c’étoit Antoine du Prat ) a été ren-du ledit hommage.
Lorsqu'un Cardinal étoit parent du Roi, il le qualifioit son Cousin : Ainsi •