Buch 
Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
Seite
266
JPEG-Download
 

'Mémorialde ia■ Chambredes Com-f.c- cottéT. T. fol.

-il. VCifo.

'Regist 49;de laChambredes Comp-tes.

2.66 Traité de la Noblesse,

Louis XII. qualifie soit Couíìn Georges Cardinal d’Amboife j dans toutes fortesd’Actes.

L’Empereur Charles-Quint semble avoir été le premier des Souverains, qui a qua-lifie les Cardinaux ses Confins : car délirant s’acquerir Thomas Wolfey Cardinal duSaint Siège , successivement Evêque de Lincolne , de \Vih3m , de Winchestre , &Archevêque d’York , natif du village d’Yfuvic au Comté de Suffolc en Angleterre,& fils d’un Boucher; lui écrivoit de fa propre main, souscrivant ainsi les Lettresqu’il lui adreíloit : Votre fils & Conjtn Charles. Néanmoins, j’ai vu une Chartred’anobliflement du 8. Mai 1540. que cet Empereur donna à honorable Louis Al-man , Clerc du Diocèse de Besançon , qui fait mention d’Alexandre Farnése Cardi-nal du titre de S. Laurent in Damajo , Légat a Latere , qu’il apelle Amìcwn nojlrumcarijjìmtim.

Depuis, Jean le Veneur Cardinal, Evêque de Lisieux , est qualifié cher & améCousin du Roi dans un Titre du 15. Mai 1555. qui le dit aussi Tuteur des erfansmineurs de feu Messire Louis de Brezé Chevalier de l'Ordre du Roi, grand Sénéchal& Gouverneur de Normandie , & de Diane de Poitiers.

■L’on excepte du commun des Cardinaux en Italie ; les neveux des Papes ou ceuxqui font sortis des Maisons de Colonna, Savelly , Urliny, Cornty, qui font les qua-tre anciennes de Rome.

Entre les exemples, comme, les grands Officiers de la.Couronne, principalementles Maréchaux de France , n’étoient peint autrefois qualifiés Cousins de nos Rois,s’iîs n’avoient l’honneur de l’étre ; il y a des Lettres du 8. Mai 1317. du Roi Phi-lippes le Long, dans lesquelles Sa Majesté parle de ses Amés Chevaliers Jean desGrez , & Jean de Beaunaont Maréchaux de France.

Et par autres Lettres du Roi Charles V. du 6. Décembre 1369. il ne traite que' d’Amé de Féal, Jean Sire de Mauquency,.dit Mouton,.Seigneur de Blainvilie, Ma-réchal de France ; encore qu’il fut sorti de grande & ancienne Maison.

Les Seigneurs qui étoient païens des Rois du côté des femmes, croient toujoursqualifiés leurs Cousins : En voici des preuves qui m’ont été données par Monsieur•d’Hérouval.

Chartre du Roi Philippes Auguste donnée à Paris l’an 1183. dans laquelle ilapelle Cousin Pierre Comte de Nivernois ; dìleílns confangttìnctis & fidelts noíìcr.

Autre Chartre du mime Roi datée de Mante l’an 1183. comme il assigne 80livres de revenu fur Ciichy , en échange , de Pierrefons à Gaucher de Chastillon ,qu’il qualifie ion Cousin , ;.ognato nojîro.

Autre Chartre expédiée à A net l’an 1194. adreíîée à Guillaume de Garlande ,•qu’il ne qualifie que son Ami & fidèle , amico er fideli mfìro , parce qu’il n’avoitpas l’honneur d’étre son parent.

On remarque que le Roi Philippes V. dit le Long écrivit au Pape l’an 1318. luidonnant les titres de SanlliJJìmo Patris , SanElitas , &c. & que lui parlant de Henride Sully Boutciller de France ( de même sang, & aîné des Comtes de Champagne ) ille traite de son très-cher Cousin : Carijjimttm Confanguineam noflrum.

Lettres du Roi Philippes V í. dit de Valois datées.de 1337. & 1338. & écrites àson très-cher A iéal Cousin Louis Comte de Flandres.

Sa Majesté écrivant du Bois de Vincennes l’an 1338. à Gaston Comte deFoix , autrefois son Lieutenant en Languedoc , l’apelle son très - cher Le féalCousin.

Le même Roi adressa des Lettres données- à Amiens l’an 1338. à fa très-chèreCousine Madame Mahaut de Piquigny , ci-devant femme de son cher Cousin Mr.Huon deMelun Seigneur d’Espinoy , & d’Ántoin,