'Trait devaïìo re-rum ó*per-
r78 'Trdite de la Noblesse,
Théodore Héopinght allègue sur ce sujet, que personne nê naît Chevalier ; 8 t qùë'la Chevalerie est une dignité personnelle & passagère, qui ne passe point aux succes-seurs : Nemo F.ques nafcitur , fed fit per habentem ad hoe pot est a t em, soli t a sub formu-la : F.qucstris dignitas perfonalis est, non tranfitorìa ad hetre des.
Féderic de Sande Avocat Fiscal du Duché de Gueldres, & duComté de Zutphen»est de même avis : ^irmigeri autem miniflerìalium five Armigerorum alii Equitésftiìiaaim ju- erant ' ÍP eCíJ dter quoque milites ditli , qui non nafcebantur , fed in virtutis fagota fib-re cap. 3 . de '"dc hoflimentum diplomate Principali creabantur , titulttm autem ad haredes minimenobUitate tranfmittebant.
Gelrica. Ainsi Guillaume Fa radin dit dans son Histoire de Savoye, que les Rois & autresPrinces Souverains ne naissent point Chevaliers, & qu’étant parvenus au faîte de IttGrandeur , ils descendent volontiers de leur Trône, pour être faits Chevaliers, &entrer en fraternité avec leurs Sujets, préférant la récompense qui est dûe à la ver-tu , à tous les avantages de la fortune.
Lib. de'tso- René Chopin favorise cette opinion : & il assure même que les en fans des Roismania cap. ne naistent pas Chevaliers : Hcc dignitas perfonalis habita, nec ad filios tranftorìa »z 9 ‘ etiam (l ex Regia defeendat quis proftpia. Auísi l’on dit généralement que les Prin-
ces fils des Rois, n’étoient point jugés dignes du Royaume qu’ils n’eustent été faitsChevaliers , selon Jean Gorope Beccan , & Goldast : Non Nobilem nafci Equitem.Gorop. Bf- Belleforest raporte dans ses Annales, que les Rois avant que de jouir justement dttcan. F>• an- Titre Royal, doivent être honore's du nom de Chevalier, ci' qu'Us rêvèrent toute leurCW f sb vtC ceux dejquels ils auroient reçu l'Accolée.
^.de major. Dinterius dit fur l’année x 147. que les Rois avant qu’ils prissent postession decap. 19. leur Royaume , étoient faits Chevaliers : Principes & Reges ipsì milites creabantur.ìium. 9. L’exemple s’en voit en Guillaume Comte de Hollande désigné Roi des Romains ,Vmter. l-,b. C j U i reçut la Chevalerie des mains du Roi de Bohême , étant à Cologne; & Pierre4 ' Cll P. 4 ‘ de Capoue Cardinal, Légat du Siège Apostolique, en fit la cérémonie.olaus hb. Ainsi F. ri c XIV. Roi de Suéde, à l’exemple de fes prédécesseurs, fe fit faire Che-valier en son Couronnement.
Philippes Moreau est d’avis que l’Ecuyer aporte fa qualité en naissant, mais que-le Chevalier fe fait. Charles L oiseau en parle de la forte : La C hevalerie retient larégie commune des Ordres, dautant que nul ne naît Chevalier ; ains faut que cet OrdreCr qualitésoit aéluellement conférée a la personne.
Etatdesaf- Edouard Chamberlayne dit que cette qualité meurt avec la personne, & qu’elle-faires ne s’étend pas aux enfans & descendans. C’est pourquoi en l’Ordre du Saint-Ef-prit , en celui de la Toison, les héritiers du Chevalier rendent le Collier duChevalier défunt : ce qui ne fe feroit pas si la Chevalerie étoit héréditaire.ln Traftam C’est aussi l’opinion d’un Auteur Flamand anonyme , qu’on dit être Mr. Chrif-de Nubtli tin, que personne ne naît Chevalier ; mais qu’ il le devient par fa propre vertu zíntegr, in- j\r on tranfmìttìtur in liber os Equeslris dignitas ; neque quifpiam quia fìlius Equitis *fa 1 ’ l>S Eques cft : non enìm nafci Equités, fed propria virtute fieri çr a Principe creari oportet »
Henriais Soterus a la même pensée ; Equités aurati etiam virtutis ergo k Rcgibus creantur »
Soterus Re-fed titulus adpofleros non tranft, nifì illi , parentum vejtigiis injiftentes taies meruerunt-gni Suecite honores.
poluica des- C’est encore le sentiment de Bertrand d’Argentré sur la Coutume de Bretagne »
c^puo, cap. ^ p ur ] e<; pjcfjges Nobles, queflion 14. nombre 9. question 18. nombre 6 . & question19. nombre 3. C’est austì l’avis d’Antoine Perez , ád Cod. lib. iz. de Equefiri di-gnitate, & d’Arnoldus Corvinus , qui résout , quod Equejiris dignitas Prìncipisopus est.
Mais pour faire voir qu’il étoit inouï dans les siécles passés, & même dans ce-
14. cap. 7.deferibitequeflrtmdignìtatcm.
d'Angle-
terre.