ft) de Jès différentes efféces. 2.85
■arriva l’an tì^i, sir le Seigneur de Saint-Yon Chevalier, auquel Jean d’Ermines dé-livra des étoffes d’écarlate, de pourpre & de penne d’hermines pour son habillement.
Mathieu Paris dit que pour être capable d’aflìster à un Tournoi , ilfalloit ctreChevalier ; & que pour ce sujet le Comte deGlocestre fit en Angleterre Guillaumeson frère Chevalier, afin qu’il y sût admis : Et que pour la même raison Simon deMontfort Comte de Licestre, honora du baudrier de Chevalerie Guillaume de Clai-re ; balte o cinxit mìíirari.
C’étoit une coutume ancienne Sc ordinaire de faire des Chevaliers avant ou après j? n Tnl^-fles combats , Sc on les apelloit de-bataille, de mine, d’accollée,ou d’accollade. Guy títuts duCoquille est d’opinion que les Lìeutenans Généraux du Roi avoient accoutumé de droit Fran-faire des Chevaliers en un jour de bataille , avant ou après le combat. Ef André )j° 1S [ u I '* treFavin dit qu’aux jours de bataille les Ecuyers demandoient d’être faits Chevaliers.
Ainíì Pierre de Bourbon Comte de la Marche fut fait Chevalier par Jacques de droits Sei-Bourbon son père, avant le combat de Brignais l’an 1361. gneuriaux.
J'ai lû dans l’Histoire du Roi Charles VI. faite par Jean le Févre de S. Remy ,premier Roi d’armes, qu’au Siège de Bapaume l’an 1414.1e Duc de Bourbon fit leComte d'Eu son beaufrére Chevalier , après qu'il eût combattu vaillamment Jean deNeuchâtel Seigneur de Montagu ; & qu’auparavant, le même Roi fit. le Duc d’A- p^p^ia.nts.lençon Chevalier , de fa propre main. , p. ‘Y-*-
Enguerrand de Monstrelet dit q u'en 1415. un peu devant la bataille d’Aíincourf,
Philippes Comte de Nevers fils du Duc de Bourgogne, fut fait Chevalier par Jean le /U. I* vLy,
Maingre dit Boucicaut Maréchal de France, en une course ; ainsi que plusieurs au-
tres Grands Seigneurs : Qu’environ ce te m s le Duc d'Orléans fut aufft fait Chevalier ’ na
* * - .... - 1
avec plusieurs autres, & que le jour précédent de cette bataille on fit plus de 500, /. “/
Chevaliers.
isff J?**
Le rnêmcfAuteur remarque, que Jean de Harcourt Comte d’Aumale , fit Ardré^’k^ft^s/^de Laval Chevalier avant la défaite des Anglois arrivée l’an 1422. à la Broílìniére. cy s^. 154.C.
Alain Charrier écrit qu’Artur de Bretagne , Comte de Richemont, Connétable •de France , Jean Duc d’Alençon Sc le Sire d’Albret prirent d’aílaut Jargeau fur lesAnglois l’an 1429. & que le Comte de Suffolc leur Chef qui étoit fur le pont aprèsla prise de la Ville , se rendit à un Ecuyer d’Auvergne nommé Guillaume Régnant, .qu’il fit Chevalier, afin que l’on pût dire qu’il avoir été sait prisonnier par un Che-valier.
II est raporté dans l’Histoire d’Artur III. Duc de Bretagne, qui est le Connétabledont je viens de parler ; qu’au Siège de Bray fur Seine l’an 145 1. il y fit Chevaliersdu nombre des plus illustres de fa nation , Jean de Mnletroit, Geoffroy de Couvran,Simon de Lorgeril, Jean de Bron , Olivier Giffart, Olivier de Vandey.
Cette Histoire contient aussi que les Anglois ayant aíliégé Saint-Célérin en Février143 3. le Connétable de France y alla pour faire lever le Siège : qu’il y fit plusieursChevaliers , entr’autres Gilles de S. Simon , Olivier de Ver, le Seigneur de la Bel-liére : Que le Comte du Maine le requit de le mettre du nombre, mais qu’il s’en ex-cusa, voulant en déférer la charge au Duc d’Alençon qui étoit présent : que néan-moins fur le refus qu’il faifoit de recevoir cet honneur d’autre main que de celle duConnétable , il le fit Chevalier. Puis ce Comte conféra la Chevalerie aux Sires deBueil, de Coitivy , au grand Sénéchal de Normandie , Sc aux Sires de Chaumont»d’Amboife Sc de la Boiífiére.
Enguerrand de Monstrelet dit que le Duc d’Yorck Souverain Gouverneur de.Normandie , s’aprocha de Pontoise l’an 1441. pensant en faire lever le Siège que îeRoi de France y avoit mis, & qu’au pont d’un passage il fit de nouveaux Chevaliers,.entre lesquels étoient les deux frères du Comte d’Estafort, dont un se disoìt Comte, -d'Eu,